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Rosetta : l’atterrissage de Philae sur la comète s’annonce délicat

Séverine Fontaine

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Rosetta : l’atterrissage de Philae sur la comète s’annonce délicat

Reconstitution du largage de Philae

© Esa

Maintenant qu'elle s'est placée en orbite autour de la comète 67P, la sonde spatiale européenne Rosetta va préparer l’atterrissage du module Philae. Francis Rocard, responsable des programmes d'exploration du Système solaire au Cnes, détaille les premières analyses de la comète, le déroulement des futures opérations de la sonde et les contraintes du largage du petit lander.

Après le rendez-vous de Rosetta avec sa comète, 67P/Churyumov-Gerasimenko, ou « Chury » (67P, pour faire court), la sonde vole de concert avec elle. Les premières questions sur la forme inattendue de la comète et sur la suite des opérations fusent déjà.  Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Cnes, détaille pour Futura-Sciences les premières analyses de la comète et le travail qui attend la sonde européenne.

Comme l’ont montré les images récentes, on a « manifestement deux morceaux qui se sont collés à faible vitesse » commente le chercheur. « Cela rend la comète fragile de sorte qu’elle peut se casser demain comme dans 10 000 ans. » Cependant, cette fragilité est relative quand on sait qu’elle passe tous les 6,5 ans à proximité du Soleil (périhélie). Mais si elle devait se casser lors de la mission, « ce serait un événement extraordinaire, car nous serions aux premières loges ».

Ces prochaines semaines, bien que les observations scientifiques soient prévues, Rosetta va principalement s’atteler à préparer au mieux l’atterrissage de Philae, un petit lander réalisé par un consortium international, sous la responsabilité de l’Allemagne et avec le Cnes pour partenaire principal.

Les contraintes de l’atterrissage de Philae

« Tel qu’il se présente, le noyau de la comète est un souci pour son atterrissage. » Déjà sur une comète ordinaire, trouver un endroit qui ne soit pas trop rugueux et des pentes qui ne mettent pas en danger l’atterrissage n’est vraiment pas simple, alors avec une « forme comme celle de Churyumov-Gerasimenko, cela devient très compliqué ». Ce site sera déterminé au cours des prochaines semaines, à partir des données recueillies et d’un certain nombre de paramètres à respecter. À l’instar de la Nasa, qui a posé le rover Curiosity à l’intérieur du cratère Gale, il y a tout juste deux ans, le 6 août 2012, le but pour Philae est de positionner « une ellipse d’incertitude de "3 sigma" représentant une région d’un kilomètre à l’intérieur de laquelle la sonde a 99 % de chance d’atterrir ». Aussi, compte tenu de la forme du noyau, « positionner cette ellipse d’un kilomètre s’avère d’autant plus compliqué en raison des nombreuses contraintes propres à Philae »...

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