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Robots industriels: ils savent (presque) tout faire

Guillaume Lecompte-Boinet
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Robots industriels: ils savent (presque) tout faire

Flexibles, mobiles et interconnectés, adaptés aux petites séries et aux grosses pièces : voilà en résumé la carte d'identité des robots dont les industriels ont besoin pour demain. Avec un impératif, un retour sur investissement le plus rapide possible.

Les robots ont fait des pas de géant en moins de trente ans. Vitesse, précision et même prix : « on peut dire qu'aujourd'hui, on est un peu aux limites de l'exercice », estime Jean-Hugues Ripoteau, PDG de Fanuc France, la filiale française du fabricant japonais. Les robots actuels offrent une précision au centième de millimètre quand leurs « ancêtres » travaillaient avec 1 mm de marge d'erreur. Et ce, avec une vitesse multipliée par plus de deux et des prix divisés par dix. « Les marges de progrès, il faut désormais les chercher dans de nouvelles fonctionnalités, comme la mobilité, la capacité du système à s'adapter rapidement et surtout, le rapprochement entre les hommes et les robots », ajoute le patron de Fanuc France.

Au-delà des fameux cobots, la grande tendance initiée par les constructeurs automobiles est de dé-confiner les cellules de robots d'assemblage pour que les opérateurs et les machines collaborent de façon étroite. Les industriels en attendent des gains économiques (un confinement représente jusqu'à 30 % du coût d'une cellule), et à terme, plus de souplesse dans l'organisation. « Certaines opérations de manutention ne seront plus nécessaires », ajoute Jean-Camille Uring, membre du directoire du groupe Fives et président du Syndicat des machines et des technologies de production (Symop). Cette mini révolution - qui en est à ses balbutiements - aura des conséquences sur toute la chaîne de valeur des robots. « Elle va nécessiter des architectures mécatroniques moins rigides, adaptées à la présence de l'homme, de nouveaux capteurs, des logiciels de supervision et de nouveaux algorithmes pour planifier les tâches », explique Karine Gosse, directrice de l'institut de recherche CEA-List. Le labo du CEA a développé un logiciel de contrôle avec une modélisation 3D du bras articulé et un système de recalage par caméra. Ce qui permet de définir des zones dans lesquelles le bras n'a pas le droit d'aller. « On trouvera surtout ces robots collaboratifs dans les opérations d'assemblage », note Jean-Luc Umhos, directeur général de Kuka France.

Devenir mobile pour tourner autour d'une pièce

L'autre grande tendance concerne l'agilité et la connectivité des robots. L'un des objectifs est d'installer les machines sur des chariots mobiles autonomes afin qu'ils tournent autour d'une[…]

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