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Ressusciter les batteries : le procédé BSI

Ressusciter les batteries : le procédé BSI

BSI a développé un polymère organique qui prolonge la durée de vie des plaques de plomb

© DR

BSI collecte et remet à neuf des batteries de traction en fin de vie. Son procédé, essentiellement manuel, consiste à décaper les plaques de plomb et à renouveller l'électrolyte. Coût de l'opération : la moitié du prix à neuf.

BSI a développé un procédé pour donner une seconde vie aux batteries de traction. Basées sur la technologie Plomb-acide, ces batteries équipent surtout les engins de travaux et de manutention. « Notre procédé permet de doubler la durée de vie de batteries qui finiraient normalement au rebus », se félicite son fondateur Jean-Luc Charrière

Au fur et à mesure des cycles de charges et de décharge, Les ions sulfate contenues dans l’électrolyte acide forment un dépôt solide qui encrasse les électrodes de plomb. Le procédé imaginé par BSI, essentiellement manuel, consiste à éliminer ce dépôt pour restaurer les capacités de la batterie. Mode opératoire : démonter la batterie, décaper les plaques de plomb et renouveler l’acide porteur des charges électriques (l’électrolyte). « Une véritable coopération à cœur ouvert », s’amuse Jean-Luc Charrière.

Après un ultime traitement cosmétique de l’enveloppe plastique, la batterie est revendue comme neuve - B2I garantit 98 % des capacités nominales sur une durée de 5 ans – pour un prix correspondant à la moitié du prix d’achat. Simple en apparence, le processus réclame tout de même, selon Jean-Luc Charrière, « un petit secret de fabrication » : l’entreprise a développé un polymère organique qui forme une couche protectrice autour des électrodes. Cet additif permet d’optimiser la nouvelle durée de vie de la batterie. 

Créée en 2009, l’entreprise traite actuellement 1 200 batteries par an et s’apprête à ouvrir deux usines, en Rhône-Alpe et en Bretagne. Elle projette aussi, à moyen terme, de vendre à ses clients des usines clé en main pour traiter leurs propres stocks de batterie en fin de vie. « La première génération de clients était plutôt sceptique quant à notre procédé. Ils ont attendu un an pour juger de la qualité des batteries régénérées. Mais le procédé semble avoir fait ses preuves. A présent, le potentiel de croissance est énorme », s’enthousiasme Jean-Luc Charrière. Selon le fondateur de BSI, le marché des batteries de véhicules de travaux et de manutention en fin de vie tourne autour de 200 000 unités par an.

Hugo Leroux

 

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