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Renotek recycle les déchets de fonderie

La société canadienne a développé un procédé innovant pour régénérer les sables et argiles utilisés dans la réalisation des moules de fonderie. Elle ambitionne de régénérer ces énormes quantités de déchets ultimes, jusqu’à présent mises en décharge à grand frais.

« A 85 euros la tonne de sable, 100 la tonne d’argile, et 50 euros la tonne de déchets mise en décharge, il y a une vraie économie à réaliser en recyclant les matériaux des moules de fonderie », observe Guillaume Lyrette, responsable du développement des affaires chez Renotek. La start-up canadienne ambitionne de soulager les fonderies du coût de mise en décharge des moules usagés. Son procédé permet la récupération de différents produits constitutifs des moules, tels que l’argile, les sables de silice, de chromite, d’olivine et de zircon, qui finissent souvent comme déchets ultimes faute d’un procédé économique pour revaloriser ces constituants.

Un procédé peu énergivore

« Les procédés pour régénérer l’argile existent, mais ils impliquent une grande dépense énergétique et l’utilisation de produits chimiques », poursuit Guillaume Lyrette. La start-up mise sur un procédé mécanique. Son principe : ''décaper'' les matériaux les uns face au contact des autres au sein d’un réacteur pourvu d’un système d’agitation. L’opération ayant lieu dans un milieu liquide, elle parvient ensuite à décanter les différents constituants et recalibrer la granulométrie des sables, qui peuvent être réemployés dans la confection des moules.

Le procédé tourne déjà en France chez Fiday Gestion, fabricant de pièces pour Volvo basé à Scey sur Saône (70), non loin de Vesoul. Elle traite pour l’instant 2 500 tonnes de déchets par an, mais pourrait en traiter jusqu’à 20 000 à terme.

L'Europe en ligne de mire

Pour se forger une crédibilité rapide dans une industrie lourde réputée conservatrice, la jeune pousse basée à Sherbrooke (Québec - Canada) met en avant l’expertise de son créateur, Albert Fontaine, consultant depuis 30 ans auprès des industries sidérurgiques, qui est également titulaire du brevet au cœur de la technologie Renotek.

Renotek est actuellement en discussion avec d’autres sidérurgistes du Vieux continent. « Par ses normes environnementales exigeantes, l’Europe offre les perspectives d’amortissement les plus rapides pour notre procédé de recyclage », explique Guillaume Lyrette. D’ores et déjà, la start up québécoise est en discussion avec Fiday Gestion pour déployer une seconde unité destinée à assainir progressivement la décharge de l’industriel.

Hugo Leroux
 

Renotek en bref :

Date de création : janvier 2011
Créateurs : Guillauime Lyrette, Albert Fontaine
Implantation : Sherbrooke (Quebec - Canada)
Effectif : 5
Contact : Guillaume Lyrette, responsable du développement des affaires
Téléphone : +1(819) 674 0747
Email : guillaume.lyrette@renotek-int.com
Site (en construction) : www.renotek-int.com

 

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