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RedT industrialise les batteries semi-liquides

Hugo Leroux
RedT industrialise les batteries semi-liquides

Grâce à des électrodes liquides, la batterie auvanadium est régénérable à volonté

© DR

La start up irlandaise va inaugurer cette année cinq démonstrateurs de ses batteries semi-liquides au vanadium. Le concept pourrait offrir une alternative robuste aux batteries lithium pour le stockage d’énergies renouvelables.

La batterie installée par RedT au conseil municipal d’Oxford stocke 30 MWh de surplus de production des panneaux photovoltaïques pour les revendre la nuit. Particularité de cette batterie : elle est basée sur une technologie dite ''semi-liquide'' au vanadium. Ses électrodes sont deux solutions liquides différemment chargées en ions vanadium. Pendant la décharge, la réaction chimique d’oxydo-réduction entre ces deux liquides délivre, via une membrane spéciale, un courant électrique. Pendant la charge, l’apport électrique permet de régénérer la différence de potentiel chimique les deux électrolytes.

« Cette architecture présente plusieurs avantages. D’abord, le vanadium n’est pas un métal rare comme le lithium. Ensuite, les deux électrolytes sont chargés de vanadium. Il n’y a donc pas de risque de contamination de l’un avec l’autre. La durée de vie de la batterie s’en trouve drastiquement augmentée », observe John Ward, directeur de RedT.

Moins dense que la batterie lithium-ion chère aux transports électriques, cette technologie s’avère en revanche plus robuste. Ancien entrepreneur dans l’énergie éolienne, John Ward y a vu une voie idéale pour stocker l’électricité intermittente des énergies renouvelables avant de la réinjecter sur le réseau en douceur. Créée en 2009, la start up a concentré ses efforts à simplifier l’architecture de ce type batterie. Pour baisser les coûts de l’ensemble, elle mise sur l’intégration judicieuse des éléments névralgiques, au premier rang desquels le système de circulation des fluides, la membrane et les réservoirs d’électrolytes.

Outre son premier pilote d’Oxford, la RedT s’apprête à inaugurer quatre autres pilotes dans le courant de l’année, tous de 5 kW pour stocker des énergies renouvelables. Elle prévoit d’industrialiser la fabrication de ce type de modèle d’ici deux ans. A terme, la start-up ambitionne également de monter en gamme. Pour des applications de stockage à plus grande échelle, elle vise des modèles de 50, 100 et 500 kW.

Hugo Leroux

Pour en savoir plus : http://poweringnow.com/
 

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