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« R&D : pourquoi nous avons fait le choix de revenir en France », Gérard Guyard, Pdg de Gravotech

« R&D : pourquoi nous avons fait le choix de revenir en France », Gérard Guyard, Pdg de Gravotech

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Issu du rapprochement des sociétés Gravograph, Technifor et Vision numeric, le Groupe Gravotech est aujourd'hui leader sur de nombreux marchés, dans les domaines de la gravure et du marquage permanent. Il emploie près de 1 000 salariés et possède 25 filiales dans le monde. La société a décidé récemment de faire revenir toute sa R&D en France. Un choix pour réussir sa transition vers le numérique et l’offre de services associée, aussi importante que les machines elles-mêmes. Le témoignage de Gérard Guyard, Pdg de Gravotech.

Pourquoi le choix de faire la R&D en France ?

Bien que nous ne fassions que 13 ou 14 % de notre chiffre d’affaires en France, nous développons aujourd’hui toutes nos idées en France, dans notre CIT (Centre d’innovation technologique) à Lyon. 82 personnes y font de la R&D sur des logiciels, pilotage des machines, lasers, et encore de la chimie. Hier notre R&D était éparpillée en Chine, France, et aux Etats-Unis. Une configuration plus complexe à gérer sur les arbitrages à prendre, les égos à gérer…

Nous avons fait le choix de revenir en France car certaines de nos technologies clés, comme la micro-percussion ou d’autres technologies de laser y sont nées. En outre, on assiste à un besoin important de convergences entre plusieurs technologies. C’est le cas par exemple dans l’automobile mais aussi chez nous. Ce qui simplifie la convergence entre technologies, c’est que le logiciel soit le même. Aussi devons-nous développer les logiciels pour que nos machines soient les plus simples à utiliser, dans tous les environnements. 60 % de notre R&D, c’est aujourd’hui du logiciel et du "firmware". Cette convergence autour du logiciel ne pouvait se faire qu’en France, ou d’ailleurs les compétences en informatique sont importantes.

La numérisation de votre métier implique-t-il de nouveaux besoins en R&D ?

Nous vendons de plus en plus de service. Aujourd’hui, 50 % de notre chiffre d’affaires est de la machine et 50 % du service, du logiciel, de la formation et des consommables. Avant la montée en puissance du logiciel, ce chiffre était de 65 % versus 35 %. Nous avons rénové notre R&D pour créer des AppLabs, des laboratoires applicatifs où nous faisons en permanence des essais avec les clients. L’idée est de travailler avec le client très en avant  pour développer les applications.  Nous allons de plus vers la digitalisation de toutes les informations que nous offrons au client. Mais ce n’est pas leur métier de faire et nous devons les former à utiliser ces données. Les données sont une évolution très importante pour les prochaines années, pour lesquels nous avons de forts besoins en R&D.

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