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R&D et innovation : des atouts stratégiques pour l'agroalimentaire

Industrie et  Technologies
Une enquête menée par le salon IPA nous éclaire sur le poids de la R&D et de l'innovation dans ce secteur, même si 50 % des industriels y consacrent moins de 3 % de leur chiffre d'affaires.


Le Salon International du Process Alimentaire, IPA 2008, qui se tiendra du 17 au 20 novembre prochain au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, vient de présenter les résultats d'une enquête qu'elle a fait réaliser auprès de 361 professionnels en mai dernier, sur la R&D et l'innovation dans l'industrie agroalimentaire.

La synthèse des résultats met en évidence l'importance accordée à la recherche et au développement dans l'industrie agroalimentaire. Elle reflète notamment l'aspect stratégique que lui accordent les professionnels du secteur et les freins à sa mise en place.

Des innovations surtout incrémentales

Près de trois quarts des répondants affirment avoir lancé de nouveaux produits, services ou procédés au cours des deux dernières années. 20 % en ont lancé 2 et 17 % ont fait 3 lancements. Ces nouveautés concernent essentiellement des innovations produits (88,5 %), puis des procédés (33 %) et en termes de services (9,5 %).

En ce qui concerne les innovations en matière de procédés, elles portent surtout sur l'automatisation (28 %) et le traitement thermique (28 %), suivis des économies d'énergie (22 %) et du froid (11 %).

Pour 51,5 % des industriels ayant lancé de nouveaux produits, les innovations portaient sur des modifications, des transpositions ou des procédés déjà existants (innovations incrémentales).

Des innovations essentiellement internes et autofinancées

Pour développer leurs innovations, 62,5 % des répondants disposent d'un service de R&D interne. 38 % confient ces développements à leurs équipes production, commerciale, etc. car ils ne disposent pas d'équipe dédiée. Enfin, 22,5 % font appel à des consultants et font réaliser des études externes.

Si 67,5 % des répondants ont affirmé n'avoir bénéficié d'aucune aide publique pour financer leur recherche, 7,5 % ont eu un crédit d'impôt à la recherche et 5,5 % une aide de leur région, leur communauté ou leur commune.

Des budgets limités

28,5 % des professionnels interrogés consacrent moins de 1 % de leur chiffre d'affaires à la recherche et au développement, tandis que 18,5 % y consacrent entre 1 à 3 %.

Le manque de budget constitue pour 35,5 % des répondants l'un des principaux freins à l'innovation, suivis par le manque de temps (33,5 %) et les manques de moyens humains pour 32,5 %.

Innover, pour quoi faire ?

Si les professionnels choisissent d'innover, c'est principalement pouraugmenter leur chiffre d'affaires et leurs ventes, en renouvelant l'offre produit (62,5 % des réponses), mais aussi pour développer un avantage concurrentiel (52,5 %).

L'étude montre que pour 50,5 % des répondants, le domaine des plats cuisinés est le plus dynamique en termes d'innovation avec le secteur de la diététique (46,5 %).

Enfin, 43,79% des réponses mettent en évidence que les moyens non juridiques (confidentialité, etc.) sont majoritairement utilisés pour protéger les innovations. 31,95 % préfèrent garder une avance technologique permanente et 24 % déposent des brevets.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.ipa-web.com

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