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Quel premier bilan pour la Cité de l’objet connecté ?

Quel premier bilan pour la Cité de l’objet connecté ?

© Juliette Raynal pour Industrie & Technologies

L’accélérateur industriel a été inauguré le 12 juin dernier par François Hollande. Six mois plus tard, 18 projets sont en cours d’accompagnement. La Cité de l’objet connecté a également noué un partenariat avec un incubateur situé dans la ville d’Austin, au Texas.

Voilà bientôt six mois que la Cité de l’objet connecté a été inaugurée. A l’occasion d’un colloque sur les objets connectés, organisé le 3 décembre dernier par la Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (FIRIP), Industrie & Technologies a pu prendre le pouls de cette mini-usine.

Pour rappel, la structure angevine a été conçue pour permettre aux porteurs de projets de passer le plus rapidement possible à l’industrialisation et à la commercialisation de leurs produits, en passant par la phase de prototypage. Pour parvenir à cet objectif, 2,1 millions d’euros d’investissement en machines ont été programmés.

18 projets en cours d’accompagnement

« Nous nous étions fixés 20 projets à la fin de l’année 2015, et nous en comptons aujourd’hui 18. Donc nous ne sommes pas très loin de la cible initiale », annonce satisfait Thierry Sachot, directeur d’Eolane et président de cet accélérateur industriel. Dans les détails, dix projets sont actuellement en cours de développement dans l’espace Fablab, tandis que huit autres se trouvent à l’étape "industrialisation".

Parmi les projets incubés dans la partie Fablab, Thierry Sachot cite SmartZeroes, qui développe une « machine à remonter le temps », un thermostat connecté ou encore le paquet de cigarettes connecté Lowiee. Concernant les projets en phase d’industrialisation, le directeur de la Cité donne peu de détails. On sait toutefois que la start-up Qowisio, à l’origine d’un réseau bas débit pour les objets connectés, figure parmi eux. Même chose pour les porteurs du projet Hector, un thermomètre connecté intégrant des fonctions d’hygrométrie, qui doivent livrer 3 000 unités après une campagne de financement participatif menée sur Kickstarter. Orange et Harmonie mutuelle, tous deux actionnaires de la structure, plancheraient également sur une présérie, dont la nature n’a pas été révélée. Plus loin, dans une zone réservée au personnel, des techniciens manipulent une machine Siemens qui permet d’imprimer des composants électroniques. « Nous devons imprimer 900 cartes. C’est la première vraie série que nous réalisons ici », précisent-ils sans dévoiler toutefois le nom des entreprises à l’origine de cette commande.

Un partenariat avec la ville d’Austin

La Cité de l’objet connecté cherche à rayonner à l’international, notamment au travers du partenariat noué avec la ville d’Austin, au Texas : « Nous allons envoyer 12 de nos start-up là-bas pour qu’elles développent leur projet sur le territoire américain », indique le patron d’Eolane. Tous les trois mois, trois porteurs de projets pourront utiliser une partie des locaux de l’incubateur local Capital Factory. Thierry Sachot et ses équipes étudient actuellement les candidatures. Ils espèrent pouvoir démarrer cet échange, soutenu par les villes Angers et Austin, dès le début de l’année 2016. En attendant que les premières start-up sélectionnées traversent l’Atlantique, c’est le maire d’Austin, Steve Adler, qui a fait le déplacement. Il visitait hier pour la première fois la mini-usine.

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