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Les actus techno du mois

La rédaction
Les actus techno du mois

Le système AOA de Schneider Electric repose sur la réalité augmentée.

Retrouvez ici l'ensemble de notre page « Tendances », avec toutes les actualités des nouvelles technologies de ce mois-ci.

Une imprimante qui dope la régénération tissulaire

Le projet de médecine régénérative nAngioDerm va bénéficier d’un budget de 740 000 euros, financé par un consortium d’agences de recherche européennes. Il vise à favoriser l’angiogenèse cutanée, c’est-à-dire le processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins à la surface de la peau, en libérant des ions bioactifs (Zn2+, Ag+, Ca2+) à partir d’une matrice polymère biodégradable. Partenaire de ce projet, l’entreprise grenobloise Microlight3D est chargée de développer une imprimante 3D pour fabriquer les structures de support des cellules. Créée en 2016, après quinze ans de R & D à l’université de Grenoble-Alpes (UGA), elle conçoit des imprimantes capables d’imprimer des biomatériaux avec une résolution subcellulaire. Piloté par l’Institut de bio-ingénierie de Catalogne, en collaboration avec l’université d’Ioannina (Grèce), l’Hôpital Vall d’Hebron (Espagne) et l’UGA, nAngioDerm fait partie du programme européen EuroNanoMed 3 qui soutient les projets multidisciplinaires dans le domaine de la médecine régénérative. Les premiers essais ont débuté en septembre et dureront trente-six mois.

Un traitement par laser pour limiter les particules fines

Réduire l’impact des disques de frein automobiles sur l’environnement. Telle est l’une des promesses du dépôt à extrême haute vitesse de matière par laser, un procédé de traitement de surface connu sous son sigle allemand Ehla, développé par le département laser de l’institut Fraunhofer et de l’Université d’Aix-la-Chapelle, et récompensé par plusieurs prix scientifiques. L’Ehla est une variante du dépôt de matière par laser, une méthode utilisée dans l’industrie manufacturière, notamment pour réparer des outils ou ajouter un revêtement protecteur à une pièce. Avec le dépôt de matière par laser classique, un laser chauffe la surface de la pièce, créant un bain de fusion sur lequel on propulse la matière sous forme de poudre. Avec l’Ehla, la poudre métallique est directement fondue dans le faisceau laser, plutôt que dans le bain de fusion à la surface de la pièce. Les chercheurs de Fraunhofer envisagent d’appliquer cette méthode aux revêtements des disques de frein des voitures, car elle offre une meilleure liaison métallurgique avec le matériau de base du disque, par rapport à l’électrodéposition ou à la projection thermique. Ainsi, la matière utilisée pour le revêtement ne s’effrite pas et limite la production de particules fines lors des phases de freinage du véhicule.

Versailles inaugure le premier bus à hydrogène

Dans la course à la mise en service de la première ligne de bus à hydrogène en France, le gagnant est la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc (Yvelines et Essonne). Le 12 septembre, Ile-de-France Mobilités a inauguré un bus électrique à hydrogène entre Versailles et Jouy-en-Josas. Fourni par le belge VanHool, le véhicule se recharge en vingt minutes, à la station Air liquide des Loges-en-Josas.

L’échec du lanceur Vega analysé

La Commission d’enquête indépendante mandatée par l’ESA et Arianespace suite à l’échec du lanceur Vega, le 11 juillet, a présenté ses conclusions. La perte de la fusée serait due à une défaillance thermo-structurale dans le dôme avant du moteur Zefiro 23 équipant le deuxième étage. À l’arrêt depuis l’incident, le lanceur léger européen pourrait reprendre du service au premier trimestre 2020.

Souder des céramiques grâce à des impulsions laser

Des chercheurs de l’Université de Californie ont mis au point une méthode de soudage des céramiques par laser pulsé ultrarapide qui dépasse les limites du procédé actuel de soudage-diffusion. L’énergie est envoyée précisément à l’interface de deux pièces en céramique, dont les propriétés de transparence ont été ajustées par différents traitements. Les chercheurs ont ainsi agi sur deux facteurs du matériau : la dispersion de la lumière, en éliminant les pores de la céramique, et son absorption, en régulant le nombre d’atomes manquants dans la structure. Situé dans le proche infrarouge – à une longueur d’onde de 1 028 nm –, le signal laser, d’une puissance inférieure à 50 W, envoyé sous forme d’impulsions de quelques picosecondes répétées à une fréquence de 1 MHz, permet de les faire fondre localement et de les souder. Cette méthode a été utilisée avec deux types de céramiques : l’alumine (AL2O3) et la zircone stabilisée à l’yttrine (YSZ). Il s’agit d’un matériau difficile à souder en raison de sa résistance aux hautes températures. Le laser accélère nettement le processus par rapport à la technique de soudage-diffusion qui nécessite une exposition longue dans des fours à hautes températures.

Le CNRS décerne ses médailles

Comme chaque année, mi-septembre, le CNRS a décerné ses médailles de l’innovation récompensant les travaux marquants de chercheurs sur le plan technologique, social ou thérapeutique. Les lauréats de 2019 sont Ane Aanesland (moteurs ioniques miniatures), Vance Bergeron (vélos et rameurs à électrostimulation destinés aux paralysés), Orphée Cugat (magnétismes des systèmes micrométriques) et Livio de Luca (numérisation du patrimoine). Les prix seront remis le 12 décembre à Paris.

SystemX automatise l’impression 3D par dépôt de fil métallique

L’IRT SystemX, spécialisé dans l’ingénierie numérique, a lancé, début septembre, un projet visant à optimiser la fabrication additive par dépôt de fil métallique. Baptisé WAS (wire additive manufacturing process simulation), il permettra de mettre au point des outils numériques dédiés au procédé Waam (wire and arc additive manufacturing), qui consiste à déposer un fil fondu au moyen d’un arc électrique. Cette technologie intéresse les industriels car elle réduit les risques liés aux poudres métalliques sur la santé et l’environnement. De plus, le Waam peut être utilisé pour réparer des pièces existantes. Malgré ces avantages, le procédé n’est pas encore totalement automatisé, ce qui limite son utilisation dans l’industrie. Le projet WAS sera mené en partenariat avec Additive factory hub (AFH), une plate-forme pilotée par le Cetim, sur le pôle de Saclay, en région parisienne. Il devrait durer quarante-deux mois. Trois objectifs ont été définis : l’élaboration d’un jumeau numérique de la machine, la modélisation du procédé, et la mise au point de stratégies de production pour atteindre certains critères de qualité. Ces travaux permettront d’optimiser la position de la torche électrique et son comportement cinématique afin de limiter les déformations des pièces finales. L’acier, l’inox et le titane seront les principaux matériaux étudiés. Dans quelques mois, les modélisations multi-physiques aboutiront à la création d’un démonstrateur logiciel.

Deux superalliages pour la fabrication additive

Digital Metal vient de mettre sur le marché deux nouveaux superalliages pour sa technologie de fabrication additive métal. Les deux grades, respectivement baptisés DM 247 et DM 625, se fondent sur le MAR 247, un alliage de nickel-chrome-cobalt, et l’Inconel 625, composé de nickel-chrome-molybdène. Ces alliages sont adaptés à la fabrication additive par jet de liant. Dans ce procédé, la tête d’impression dépose un agent sur un lit de poudre métallique qui se solidifie créant la première couche de l’objet. Le plateau descend ensuite pour accueillir une nouvelle couche de poudre. L’opération est répétée jusqu’à la finalisation de la pièce. Les pièces obtenues sont consolidées dans un four de frittage, où elles subissent un cycle thermique sous atmosphère contrôlée afin de retirer le liant. L’objet acquiert ainsi sa densité et ses propriétés mécaniques définitives. Ce post-traitement en deux étapes permet d’imprimer ces métaux qui nécessitent habituellement des gradients de température très élevés afin de pouvoir être soudés. Ces alliages de nickel présentent une grande résistance aux stress mécaniques, thermiques et chimiques. Ils sont destinés à l’aérospatial, le maritime et l’exploration pétrolière.

Le Starhopper de SpaceX réussit son second essai

Starhopper, le prototype de fusée de SpaceX, a fait un bond de 150 m au-dessus du sol, le 27 août, à Boca Chica Beach (Texas). La petite capsule équipée d’un seul moteur a décollé puis atterri sur une autre plate-forme de lancement située quelques mètres plus loin, en moins d’une minute. Son moteur nouvelle génération utilise un mélange de carburant oxygène-méthane.

Les trains à hydrogène rouleront bientôt en France

L’hydrogène séduit la SNCF. Guillaume Pepy, son PDG, a annoncé, le 29 août, son intention de commander une quinzaine de trains régionaux à hydrogène à Alstom. Ils devraient être mis en circulation « d’ici à deux ans ». Une première en France. Outre-Rhin, de tels trains, les Coradia iLint, roulent déjà depuis 2018. Au printemps, Alstom a d’ailleurs remporté un contrat auprès de l’allemand Fahma (filiale de RMV) pour fournir 27 véhicules alimentés par une pile à combustible.

En marge de la summer school « Microfluidics for health », organisée par l’ESPCI fin août, à Paris, Jacques Lewiner est revenu sur le rôle innovant de la microfluidique dans la santé.

Le concept de microfluidique est apparu au début des années 1980. Les projets dans ce domaine n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui. Pourquoi ?

Il y a trente ans, la plupart des grands principes de la mécanique des fluides étaient déjà connus. Le calcul des écoulements était maîtrisé. Parallèlement, la montée en puissance de la microélectronique a amorcé la voie de la miniaturisation. Or en réduisant toujours plus la taille des canaux des circuits fluidiques – jusqu’à quelques micromètres actuellement –, nous avons atteint les limites des lois de la physique telles que nous les connaissions. Aussi, pendant plusieurs décennies, avons-nous dû défricher une nouvelle discipline, la microfluidique, c’est-à-dire la science de la manipulation des fluides à l’échelle micrométrique. Aujourd’hui, nous avons suffisamment de recul sur ces travaux et les applications commencent à émerger.

La deuxième édition de la summer school « Microfluidics for Health » a mis en avant les start-up. Quel rôle jouent-elles dans l’écosystème de la microfluidique ?

Les start-up sont les principaux vecteurs d’innovation. Elles développent une vision forte autour de leur technologie. Les grands groupes s’inscrivent dans leur sillage et apportent leur puissance. La diversité et la flexibilité des start-up les rend plus perméables aux idées issues d’autres disciplines, comme la médecine, la biologie, l’électronique, la chimie, la physique… La microfluidique est par essence pluridisciplinaire, et c’est d’ailleurs du mélange des cultures que naît[…]

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