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Prospective des TIC en 2026

Industrie et  Technologies

Que seront les technologies de l'information dans 20 ans ? Markess nous livre les résultats de ses investigations qui mettent en avant les besoins d'identification et de validation des cyber-individus que nous seront devenus.



La société d'études et de conseil Markess International, spécialisée dans l'analyse de la modernisation et de la transformation des organisations avec les technologies de l'information (TIC), vient de finaliser pour la société Prosodie, une recherche inédite sur la "Prospective des TIC en 2026". Un Livre Blanc d'une trentaine de pages, téléchargeable sur le site http://www.prosodie.com, expose en détails les résultats de l'étude.

Estimer ce que seront les 20 ans à venir pour les technologies de l'information est un exercice périlleux. En effet, il y a 20 ans, personne n'a été réellement capable d'imaginer et d'anticiper la façon dont les technologies Internet modifieraient notre quotidien. Les auteurs ont cependant tenté l'aventure en rassemblant les avis d'un cinquantaine de directeurs informatiques de grandes sociétés, organismes et de personnalités en France, en Espagne et aux USA. Tous se sont montrés particulièrement ouverts à un tel challenge, y compris ceux qui seront encore en poste dans 20 ans...

Sur une trentaine de thèmes identifiés relatifs aux évolutions technologiques, aux usages et aux approches avec les TIC, onze ont été retenus pour les interviews :

  • Les utilisations d'une puissance informatique multipliée par 8 000 dans 20 ans ;
  • La vitesse des échanges, avec des accès à 100 térabits par seconde et son utilisation ;
  • La gestion de milliards de "pseudos" et d'identités virtuelles ;
  • Les objets mobiles d'identification et de paiement ;
  • La traduction vocale automatique simultanée du langage ;
  • Les capteurs en réseau pour maximiser les cinq sens ;
  • Les services à la demande ;
  • La physionomie des populations d'informaticiens internes ;
  • La part de l'open source dans les investissements ;
  • La légitimité des opérateurs dans les services et le contenu ;
  • La lutte contre le cybercrime.

C'est un véritable foisonnement de réponses et d'avis qui a été recueilli, sachant qu'aucun de ces thèmes n'a pu conduire à un consensus réel, mais plutôt à une véritable palette de "possibles" avec des idées très créatives sur certains sujets. Parmi les thèmes couverts, deux touchant à la vie quotidienne des personnes interrogées ont trouvé un écho plus large.

Gérer des milliards d'identités virtuelles

Face aux agressions constantes que subissent nos messageries bombardées de mails venant du monde entier, notre sensibilité sur l'identité de nos e-correspondants croît. En 2026, il y aura 8 milliards d'individus sur terre et les estimations donnent plus de 3 milliards de personnes connectées à Internet. Chaque personne pouvant se créer plusieurs identités électroniques, il est alors possible qu'il y ait des dizaines de milliards de "pseudos" ou d'identités virtuelles déclarées.

D'un côté, les pseudos et identités virtuelles permettent aux individus de se protéger dans un certain nombre de cas de figures, tout en restant ouverts. De l'autre, ils encouragent un monde peuplé d'individus multi-facettes qui présentent des risques : celui de se perdre eux-mêmes au milieu d'identités virtuelles mal maîtrisées et celui de nuire en jouant avec leur nature protéiforme.

Derrière l'usage croissant des pseudos se cache aussi une vraie problématique, celle de l'identification de l'individu et plus particulièrement de sa capacité ou non à établir une transaction sécurisée. En 2026, quels seront alors les organismes garants d'identifier et de valider la véracité de l'individu qui se cache derrière un pseudo ? Les avis divergent. Si pour certains, il s'agit d'une véritable question de société dont les pouvoirs publics devraient s'emparer, pour d'autres ce sont les institutions financières ou des sociétés tierces spécialisées dans la gestion des identités, dans la sécurité qui interviendront.

Peut-être que d'ici 2026, comme le pense un responsable politique, il y aura des règles strictes pour recenser les identités virtuelles, tout comme l'état-civil a permis de suivre les individus qui naissent, se marient et meurent ? L'avènement d'un "e-Etat-Civil" en quelque sorte... ?

La bataille de l'identification

L'objet mobile d'identification et de paiement dans vingt ans n'existera peut-être pas car il sera remplacé par des moyens d'identification biométrique ! L'évocation de la biométrie laisse la place à un grand champ de suggestions : de la dématérialisation totale de l'identification avec le recours à l'ADN, en tant que "signature ultime de l'individu", à l'usage de l'iris pour les paiements, jusqu'à un système d'identification implanté au nouveau-né. Le terme de "digital natif" prendra alors toute sa réalité par opposition aux "digitaux immigrants" que nous sommes. Mais une telle utilisation généralisée de la biométrie se fera progressivement et sera couplée à d'autres moyens d'identification, estiment de nombreux responsables interviewés. La biométrie sera associée à une carte RFID, à une carte à puce, à un certificat.

Quant au téléphone mobile, deux camps se distinguent sur le rôle qu'il jouera. Ceux qui estiment qu'il sera l'objet unique d'identification et de paiement de demain et ceux pour lequel il ne sera qu'un simple véhicule pour recevoir et envoyer l'information. La seconde théorie est étayée par le fait que les deux principaux acteurs que sont les opérateurs de télécommunications et les banques, auront des difficultés à s'accorder sur les moyens d'identification et de paiement à adopter. Les opérateurs ne souhaitent pas rentrer forcément dans des logiques de confidentialité et le monde bancaire veut quant à lui jouer un rôle prépondérant dans l'identification des individus et le paiement. Sans compter un dernier acteur, les pouvoirs publics qui viendraient compléter ce duo...

Bien des sujets de réflexion à méditer afin de nous préparer un avenir meilleur.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.markess.fr/etudes.php
 

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