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Programme d’investissements d’avenir : bilan 2016 et lancement du PIA 3

Aurélie Barbaux

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Programme d’investissements d’avenir : bilan 2016 et lancement du PIA 3

Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, le 2 mars 2017 lors du bilan 2016 du Programme d'investissements d'avenir

© ababraux

Louis Schweitzer, commissaire général à l’investissement, a présenté le 2 mars 2017 le bilan d’activité 2016 du programme d’investissements d’avenir. Une année faste, reflet du recentrage du programme sur l’innovation, la collaboration et l’excellence, et qui préfigure le déroulement du PIA 3, doté de 10 milliards d’euros.

« 2016 a été une année record avec 1 145 projets engagés contre 689 projets en 2015 » a lancé d’emblée Louis Schweitzer, commissaire générale à l’investissement, le 2 mars, lors de la présentation du bilan d’activité 2016 du programme d’investissement d’avenir (PIA). Sur l’année, ce sont 3,5 milliards d’euros qui ont été engagés, 3,8 milliards d’euros qui ont été contractua­lisés et 3 milliards effectivement décaissés. Au total, depuis le lancement des programmes d’investissement d’avenir en 2010, pour les PIA 1 et les PIA 2, 40,4 milliards d’euros ont été engagés, c’est-à-dire déci­dés par le Premier ministre, 34,8 milliards d’euros contractualisés et 16,6 milliards d’euros décaissés.  « Nous aurons engagé, comme nous l’avions prévu, la quasi-totalité de nos crédits à la mi-2017 », a précisé Louis Schweitzer.

Inflation de projets d'innovations

Qu’est-ce qui explique cette augmentation de 66% du nombre de projets engagés en 2016 ? « En 2010 et 2011, il y a d’abord réalisé de très grosses affectations non consommables puis des affectations plus faibles entre 2012 et 2015. Mais à partir de 2014, nous avons eu une croissance constante des projets d’innovation des entreprises », explique le commissaire général à l’investissement. Surtout, selon lui,  en parallèle, le PIA a bénéficié d’une notoriété accrue auprès des porteurs de projets qui s’est concrétisée par un supplément de candidatures. « De plus, nous avons élargi les champs à des disciplines non traitées avant 2015, notamment dans l’agriculture, qui ont remonté de beaux projets », précise Louis Schweitzer.

Décisions sur les universités d'excellence

Des décisions ont aussi été prises en 2016 concernant les universités d’excellence (IDEX)  avec la confirmation de certaines universités choisies dans le PIA 1 (Strasbourg, Bordeaux et Aix-Marseille), la prolongation de la période probatoire de trois autres (Sorbonne université, Paris-Saclay et Paris Sciences et Lettres), l’attribution du label sur le PIA 2 à Grenoble et Nice, et l’arrêt de Sorbonne-Paris-Cité et l’université de Toulouse. Mais elles pourront représenter leur dossier, une réserve étant prévue à cette effet dans l’enveloppe du PIA 2. En 2016, ont aussi été attribués les deux premiers labels I-SITE (Initiative Sciences Innovation Territoires) aux universités de Lorraine et de Bourgogne-Franche-Comté. Pas des IDEX au rabais, tient à préciser Louis Swcheitzer : « Ils sont attribués à des universités plus petites mais qui ont su se spécialiser ». En février 2017, 7 autres I-SITE ont été décernés ainsi qu’un 9e IDEX à l’université  Lyon-Saint-Etienne. Sachant que toutes ces universités seront soumises à une procédure confirmatoire à 2 ans et 4 ans et que le PIA 3 ne prévoit pas de nouvelles labellisations.

Lancement d'un PIA 3 de 10 milliards d'euros

Car 2016 aura surtout été l’année du lancement du troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA 3) approuvé en conseil des ministres et repris à l’identique par le projet de loi de finance. Doté de 10 milliards d’euros, il est principalement centré sur l’enseignement supérieur, la transition énergétique et le numérique.  « Ce PIA 3 est l’aboutissement d’un processus de préparation qui a commencé à l’automne 2014, explique le commissaire général à l’investissement. Il était important de prendre le temps car un PIA se construit en écoutant ceux qui sont amenés à en bénéficier. Par exemple c’est par cette écoute que l’on n’a pas inscrit de nouveaux labex, ni de nouvel IRT ou ITE, mais de nouveau IHU (Institut Hospitalo-universitaire). »

Les premiers appels à projets, concernant les nouveaux cursus universitaires et la création d’écoles universitaires de recherche, ont déjà été annoncés et seront lancés dans les jours à venir. « On va aussi lancer un appel à projet pour 3 IHU et pour deux projets de recherche, l’un centré sur des thèmes où la France peut être leader, sur proposition des universités, mais qui n’ont pas encore été choisis, l’autre sur les équipes porteuses d’avenir.  Les 10 milliards devraient être engagés d’ici à fin 2019 », prévoit Louis Schweitzer. Mais ce dernier reste prudent du la suite. « Je ne sais pas s’il y aura un PIA 4. Mais la question se posera dès la fin 2017 ».

 

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