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Produire son électricité partout, tout le temps

 Produire son électricité partout, tout le temps

Un kilomètre à pied, ça recharge le soulier.

Fini le réchaud à gaz et les rallonges qui s’emmêlent dans le sac, l’électricité nomade promet de couper le fil en transformant chaque touriste en mini-centrale à énergie autonome. Découvrez quelques innovations qui envoient du watt dans le quatrième épisode de notre sélection estivale des technologies indispensables en vacances.

Le photovoltaïque souple dans les accessoires et vêtements

Ce sujet devient réalité, grâce à l’essor du photovoltaïque dit de troisième génération ou organique, et des rendements atteignant déjà les 10%. Plusieurs sociétés font le pari de recouvrir vêtements et accessoires nomades (sacs, parasols, chargeurs…) de cellules photovoltaïques flexibles. Citons l’allemand Heliatek, qui détient un rendement record de 12% en laboratoire, ou encore la start-up française Dracula Technologies, dont un film souple pour sac à dos a permis de recharger un smartphone lors d’un marathon de six jours. Son rendement reste toutefois assez faible, de l'ordre de 3,5%.

Des randonneurs alimentés à la piézoélectricité

Récupérer l’énergie de la marche pour disposer ensuite d’électricité gratuite, voilà un vieux rêve de randonneur… qui ne l’est plus tout à fait. En mai dernier, nous vous parlions ainsi de PediPower, un minigénérateur avec levier et boite de vitesse placé au niveau du talon. Le dispositif, pour l'heure expérimental, délivre jusqu’à 400 milliwatts de puissance. Autre générateur piézoélectrique, commercialisé celui-là, le Bolt de l’américain MicroGen Systems. Il peut procurer alimentation électrique ou connexion Internet à de petits capteurs sans fil. Le Bolt se réserve a priori à des applications industrielles, mais on imagine bien ce genre de capteur pas plus gros qu’une pièce de monnaie intégrée au bâton de marche !

Demain, chargeurs à l’eau ou à l’urine ?

En plus des vibrations, le corps humain recèle d’autres sources d’énergie éventuellement exploitables comme la chaleur, ou différents fluides corporels : sang, sueur... ou urine ! Après un démonstrateur de groupe électrogène alimenté à l’urée, que nous vous présentions plus tôt dans l'année, voilà que des chercheurs britanniques ont inventé un concept de chargeur tournant à l'urine et aux microorganismes. Un potentiel d'énergie suffisant pour envoyer un SMS, passer un bref appel téléphonique, et accéder à Internet, d'après le site Génération Nouvelles Technologies. Pour ceux que la perspective rebute, il sera toujours possible de se rabattre sur la solution du chargeur à eau, avec un produit déjà commercialisé, le PowerTrekk. La réaction chimique qui s’y déroule produit de l’électricité pour des petits appareils de moins de 4 watts (smartphone, MP3, GPS…). Un gadget vendu tout de même dans les 200 euros, avec trois recharges (soit six recharges complètes de téléphone).

Ludovic Fery

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