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Production connectée. Parler la même langue pour communiquer

La multiplication des capteurs, des automates connectés, des robots communicants et des produits intelligents décuple les possibilités d'échange d'informations. À condition que ces équipements parlent un langage commun. Les industriels y travaillent, mais l'interopérabilité totale n'est pas encore à l'ordre du jour...

Si les experts ne se sont toujours pas accordés sur le nombre d'objets connectés à l'horizon 2020. Tous conviennent que si, du bras articulé à l'opérateur, les entités capables d'échanger des informations de manière autonome veulent pouvoir communiquer avec le plus grand nombre à l'avenir - car les spécialistes s'accordent à prédire que la conversation sera mondiale - elles devront d'abord être en mesure de se comprendre. Autrement dit : il faudra s'assurer que tout le monde parle bien la même langue.

Un défi de taille, vu la difficulté qu'il y a parfois à faire communiquer deux appareils aux fonctionnalités différentes ! Celle-ci se décline à plusieurs niveaux. D'abord, celui des nombreux supports physiques (fil de cuivre, fibre optique, transmission radio...). D'autre part, celui des réseaux de partage d'informations (Internet, réseau local ou communication directe). Enfin, il faut tenir compte de la multitude de protocoles, de formats et de langages de programmation qui coexistent. Du côté des réseaux, l'une des solutions pourrait consister à connecter purement et simplement tout équipement destiné à établir une communication avec son environnement à l'Internet. Une perspective dont la pertinence est controversée, mais qui est en tout cas envisageable, à condition d'opter pour le protocole IPv6, qui prévoit un codage des adresses IP sur 128 bits, contre 32 avec le protocole IPv4 actuellement en vigueur. L'IPv6 offre donc une solution à l'amenuisement du stock d'adresses disponibles (voir encadré). Du côté des langages, le foisonnement des formats rend le challenge conséquent. Le seul mot « langage », décrivant ici la manière dont les objets connectés se parlent, suffit d'ailleurs à mettre les spécialistes mal à l'aise. « La notion est un peu floue, car il n'y a pas un mais des langages, avec différents niveaux de langue. Un peu comme chez les humains finalement », explique Michel Simatic, enseignant-chercheur à Télécom SudParis.

 

Harmoniser les différents réseaux de l'entreprise

 

Car grands constructeurs et groupements d'industriels des secteurs de l'électronique et de l'informatique bataillent pour diffuser leur propre « parler ». Avec le soutien de l'organisation de[…]

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