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Prêtes pour la RFID et les liaisons sans fil

GUIDE RÉALISÉ PAR FRANÇOIS-XAVIER LENOIR
- La réglementation, l'arrivée prochaine des étiquettes radiofréquence (RFID) et les liaisons de type Wi-Fi dopent aujourd'hui l'évolution des imprimantes.

Les contraintes de la logistique et de la traçabilité nécessitent d'utiliser de plus en plus d'étiquettes codes-barres, RFID, images et texte. La quantité d'informations à imprimer conduit à avoir des étiquettes de plus en plus grandes tandis que les vitesses de pose de plus en plus élevées poussent à développer l'automatisation.

Les imprimantes pour étiquettes sont confrontées à deux évolutions majeures. La première est basée sur l'émergence de la RFID (Radio Frequency Identication Device). Tous les constructeurs se préparent, beaucoup ont déjà une offre, mais les clients ne sont pas encore aux rendez-vous, même s'il y a déjà des applications d'importance.

La réglementation évolue

La seconde évolution vient de la réglementation. En effet, si les caractéristiques des matériels semblent bien définies, la réglementation de la Commission européenne va se charger de les faire bouger. La nouvelle directive européenne relative à la gestion des déchets WEEE (Waste Electrical Electronic Equipment) est entrée en vigueur en août 2005 et la directive RoHS (Reduction of Hazardous Substances) la suivra en juillet 2006. « Les nouvelles directives vont obliger les constructeurs à renouveler les gammes. Il y aura donc beaucoup de nouveautés d'ici à mi-2006 », prévoit Régis Martin-Calle, gérant de DC Line, entreprise spécialisée en systèmes d'étiquetage. Il s'y ajoute que trois millions d'imprimantes thermiques ont plus de cinq ans et sont donc largement amorties, amenant les utilisateurs à envisager leur remplacement.

En ce qui concerne les matériels, les produits qui vont voir le jour feront surtout appel aux technologies les plus performantes : le transfert thermique, l'impression thermique directe et le laser, mais les autres techniques vont aussi progressivement évoluer, même si leur marché ne va plus se développer au même rythme.

Le choix d'une imprimante d'étiquettes dépend des conditions de production et chaque modèle d'imprimantes a sa raison d'être. Si l'objectif est d'avoir des codes-barres parfaitement lisibles, le meilleur résultat est fourni par les technologies thermiques et transfert thermique.

Les prix de ce type de machines sont en baisse constante, alors que la technique évolue peu, mais des services supplémentaires sont ajoutés. La différence est visible avec des machines communicantes, capables de dialoguer. Certaines reçoivent une carte Ethernet, Wi-Fi intégrée ou optionnelle. En termes de logiciels, on trouve aussi des interfaces directes avec des ERP comme SAP ou Oracle.

« Les demandes du marché s'orientent vers la connectivité avec n'importe quel système, le pilotage en Wi-Fi et la supervision via TCP/IP », explique Mélissa Plénier, coordinatrice marketing d'Avery Dennison.

En outre, les imprimantes d'aujourd'hui sont programmables et compatibles. Si l'on a des imprimantes d'une marque donnée, il est possible de changer de modèle simplement en modifiant les ordres sans avoir à changer de logiciel.

Lorsqu'une entreprise doit gérer de gros parcs d'imprimantes, des logiciels sont capables de traiter les imprimantes en réseau, éventuellement sans fil ou par Internet, pour les suivre en direct et en faire la maintenance.

Déjà sur le marché : RFID et technologies couleur

Les étiquettes RFID appliquées sur des produits onéreux assurent une totale traçabilité tout au long de la chaîne logistique, depuis l'usine jusqu'à la distribution terminale.

Cependant pour la RFID, le marché n'est pas au rendez-vous. Des études montrent que le démarrage n'aura pas lieu avant 2007 et que si la RFID est à l'évidence une technologie d'avenir, elle ne génère aujourd'hui que peu de projets. Tout le monde attend, mais les coûts sont trop élevés pour passer le cap. Quelques applications tournent toutefois dans des bibliothèques, des hôpitaux et dans le secteur de l'embouteillage. La grande chaîne de magasins Metro teste en réel cette technologie et a commencé à s'équiper de matériels Toshiba.

Toshiba se tient ainsi prêt à toute éventualité. « Nous avons de la place pour implanter n'importe quel transcodeur rapidement. Il s'agit donc d'une solution ouverte, très facilement opérationnelle », explique Philippe Piazza, de Toshiba.

Les technologies couleur sont aussi d'actualité. Catherine Monfort, coordonnatrice commerciale de Delna, insiste sur les imprimantes couleur, car elles sont révélatrices d'une partie de la demande des clients pour l'exécution rapide, souple et sans intermédiaire de leur production d'étiquettes couleur en petits volumes avec de nombreux changements de paramètres (photos, dates de péremption, composition...).

À un niveau de gamme plus élevé, Toshiba et Astro-Med proposent une imprimante quatre couleurs en transfert thermique, mais le marché n'est pas encore suffisant pour laisser de la place à d'autres acteurs.

L'ESSENTIEL

- Les technologies transfert thermique et thermique direct conviennent le mieux aux étiquettes. - Les directives WEEE et RoHS vont obliger à revoir les gammes de machines. - La communication et la mobilité progressent avec les ERP, Ethernet et Wi-Fi. - À côté du code-barres, la technologie RFID démarre. - Il y a une demande de machines peu onéreuses, simples et fiables.

CINQ GRANDES FAMILLES

- Les imprimantes matricielles : bruyantes et de qualité d'impression médiocre, elles sont robustes et peu onéreuses. - Les imprimantes à jet d'encre liquide : souples en matière de présentation, elles ne donnent pas de contraste élevé. Le coût de l'encre est prohibitif pour une utilisation intensive. - Les imprimantes laser : peu adaptées à l'impression d'étiquettes. Le coût du consommable est souvent très important. - Les imprimantes thermiques : ne déposant pas d'encre, elles sont plus simples mécaniquement. C'est le support lui-même qui noircit sous l'action d'une tête thermique. L'impression est bien contrastée. - Les imprimantes à transfert thermique : une tête thermique assure le transfert de l'encre du ruban vers le support. Durée de vie de l'étiquette très élevée. Supports très variés, mais machines complexes, qui nécessitent à la fois des bobines d'étiquettes et de ruban thermique.

LES CRITÈRES DE CHOIX

- Les conditions de production, vitesse, largeur d'étiquette et résolution viennent en tête. - Le coût des consommables et des types de supports. - Les modes de communication et de programmation ainsi que la connectivité prennent de plus en plus d'importance. - Les machines d'impression-pose acceptent de plus grosses charges de travail que les imprimantes de table. Leur vitesse d'impression est plus élevée, mais le prix aussi. - Les imprimantes portatives répondent aux besoins de flexibilité lorsqu'il faut changer rapidement des données sur les étiquettes. - La résolution : les têtes d'impression de 200 dpi sont les plus courantes, mais les résolutions de 300 dpi, voire 500 dpi se répandent.

MARCHÉ1,7 milliard de dollars en 2004

c'est selon l'organisme VDC (Venture Development Corporation), le marché total des imprimantes pour codes-barres. Ce montant peut être estimé à 1,9 milliard de dollars en 2005 et devrait passer à 2,9 milliards de dollars en 2009.

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