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Premiers essais cliniques aux Etats-Unis pour le rein artificiel portable

Julien Bergounhoux

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Premiers essais cliniques aux Etats-Unis pour le rein artificiel portable

© Stephen Brashear

L'Université de Washington va réaliser des essais cliniques d'un dialyseur miniature qui se porte autour de la taille. Son concept innovant, plus proche du fonctionnement d'un rein naturel, et la miniaturisation de ses composants permettent au patient de rester actif durant le traitement.

Un prototype de rein artificiel portable, appelé WAK (Wearable Artificial Kidney), va rentrer dans sa première phase d'essais cliniques aux Etats-Unis, après deux sessions d'essais précédentes à Vicence (Italie) et Londres (Royaume-Uni). Il sera testé au sein du centre médical de l'université de Washington (Seattle).

Le WAK, développé par le Dr. Victor Gura dans sa clinique de Beverly Hills en Californie, a pour but de faciliter les dialyses pour traiter les patients souffrant d'insuffisance rénale aiguë. Il opère suivant le procédé des appareils d'hémodialyse actuels, purifiant le sang à la place des reins des patients. Mais contrairement aux appareils classiques, relativement volumineux (même pour ceux destinés au traitement à domicile) et nécessitant d'être branchés sur secteur, il se porte à la taille, utilise des batteries et ne pèse que 4,5 kg. Il redonne ainsi aux patients plus de mobilité lors des traitements, qui durent généralement 3 à 4 heures d'affilée et doivent être répétés trois fois par semaine.

Biomimétisme et miniaturisation

Les technologies qui ont permis de mettre au point ce prototype ont principalement trait à la miniaturisation des composants. Il utilise notamment un nouveau type de pompe minuscule pour gérer les flux sanguin et aqueux, flux qu'il régule différemment. Autre innovation majeure : au lieu des 150 litres d'eau habituellement nécessaires à la dialyse, le WAK ne requiert qu'un demi-litre d'eau. La contrepartie est qu'il doit être porté toute la journée (au lieu de quelques heures). Car son fonctionnement, plus lent que celui d'un dialyseur classique, imite celui d'un rein naturel et devrait, selon les chercheurs, éviter les effets secondaires souvent rencontrés lors des dialyses classiques (dus à la perte de fluides).

Une dizaine de patients seront traités pendant 24 heures par le WAK lors des essais. D'autres sessions d'essais et des améliorations sur la conception du dispositif devront ensuite avoir lieu avant de pouvoir envisager une commercialisation.

Ci-dessous, une vidéo de présentation du WAK par le Dr. Jonathan Himmelfarb, néphrologue à l'université de Washington :

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