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Pour un jeune ingénieur : Dorian Colas de l’Ecole Centrale de Paris

Jean-François Preveraud
Pour un jeune ingénieur : Dorian Colas de l’Ecole Centrale de Paris

Lors de sa deuxième année à l’Ecole Centrale, Dorian Colas, 23ans, et deux de ses camarades, mettent au point une configuration d’électrodes permettant de générer les vents ioniques.

© DR

Relève assurée !

Tout ce qui vole l’intéresse ! « Des ingénieurs qui travaillent autour d’une fusée, pour moi, c’est ça, le métier d’ingénieur, lance-t-il. L’aéronautique sera donc toujours présente pour moi ». Entré à L’Ecole Centrale de Paris à la rentrée 2007, Dorian Colas s’accroche à son idée et, dès que l’occasion se présente, choisit de travailler dans son domaine de prédilection. Même s’il prend quelques détours, en se spécialisant plutôt dans la mécanique des fluides. Il est ainsi étudiant en deuxième année lorsqu’il décide, avec deux de ses camarades, Antoine Ferret et Ignazio Sciacca, de s’intéresser aux vents ioniques, une technologie qui permet de maîtriser les flux d’air sans l’intervention d’une machine.

 

Son déclic
« Des ingénieurs qui travaillent autour d’une fusée, pour moi, c’est ça, le métier d’ingénieur. C’est la première vision que j’en ai eu, la plus basique peut-être, mais c’est ce qui m’a donné envie ».
 

Un choix un peu contraint, car l’école impose à ses étudiants de mener un projet scientifique pendant un an. « Je me baladais avec Antoine dans les labos de recherche de l’école pour voir ce qui s’y faisait et Christophe Laux, enseignant-chercheur au laboratoire Energétique, moléculaire, macroscopique et combustion de l’école, nous a proposé de nous frotter à cette technologie, raconte-t-il. Tout en nous prévenant qu’un thésard avait déjà travaillé dessus et que le projet avait été un peu laissé au repos… » Défi relevé. Toute l’année scolaire 2008-2009, les trois étudiants, soutenus par Christophe Laux, vont s’affairer pour mettre au point une configuration d’électrodes permettant de générer les vents ioniques.

Avec, à la clé, la possibilité de développer des technologies qui réduisent la consommation des avions. « En très peu de temps, nous avons obtenu des résultats expérimentaux qui dépassaient toutes nos espérances », s’enthousiasme l’élève ingénieur, leader du groupe.

Dorian Colas se passionne tellement pour ses recherches, qu’il n’hésite pas à travailler sur son projet même pendant ses vacances d’été, alors qu’en parallèle, il effectue un stage chez Dassault Aviation. Il s’est notamment attaché à la rédaction d’un article scientifique pour la revue américaine Journal of Applied Physics, qu’il espère voir publier d’ici à un an.

En juillet 2009, il est également distingué lors de la Conférence européenne des sciences aérospatiales, à Versailles, et reçoit le trophée du jeune ingénieur en aérospatial. Encore aujourd’hui, alors qu’il est passé haut la main en dernière année de Centrale, les vents ioniques demeurent dans ses préoccupations. « Je compte travailler dessus pendant les vacances de Noël, explique-t-il. C’est juste par intérêt scientifique, c’est de la passion. J’ai été grisé par ce projet, car tout a tout de suite très bien marché ».

Il est pourtant loin d’être inactif le reste du temps : pour sa dernière année en école d’ingénieurs, il a choisi de bénéficier du programme d’échange de son établissement avec les institutions étrangères. A 23 ans, cet originaire de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, dans les Yvelines, a été reçu au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Boston, aux Etats-Unis, pour y faire un Master of Science en deux ans. Toujours en lien avec l’aéronautique. Cette fois, il va travailler sur un projet de nouvelle génération d’avions, financé par Boeing et la Nasa, dont l’objectif est d’intégrer les turboréacteurs dans l’avion et non plus sur les ailes. De quoi faire, une fois encore, briller les yeux de ce jeune ingénieur en herbe.

D’ailleurs, il l’avoue sans détours : « Même si je suis en réflexion permanente sur ce que je ferai plus tard, une chose est sûre, le projet sur les vents ioniques et mon travail au MIT me confortent dans mon idée de m’orienter vers la R&D ». Une vocation est née.

Arnaud Dumas


Les autres nominés
 

  • Jonathan Nussbaumer, Polytechnique
  • Julien Montard, Ecole des Mines de Douai


 

 

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