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Editorial

[Portrait] Pierre Sagaut, le pionnier qui met la mécanique des fluides à portée des industriels

[Portrait] Pierre Sagaut, le pionnier qui met la mécanique des fluides à portée des industriels

Pierre SAGAUT, Directeur du La boratoire M2P2 à Marseille.

© ALMODOVAR Claude

Ancien ingénieur à l’Onera, Pierre Sagaut a été pionnier dans le développement d’outils de simulation de mécanique des fluides en régime instationnaire. Aujourd’hui, son laboratoire, à Marseille, est une référence dans ce domaine.

Si on avait dit au cancre du lycée qu’il deviendrait major de promotion à l’université et serait distingué à plusieurs reprises au cours de sa carrière, Pierre Sagaut n’y aurait pas cru. « Mais je crois aux hasards et aux rencontres », confie ce passionné d’histoire et de philosophie, directeur du Laboratoire de mécanique, modélisation et procédés propres (M2P2), à l’université d’Aix-Marseille. Sa carrière scientifique, Pierre Sagaut l’a entamée après avoir décroché in extremis son baccalauréat. Son projet d’étudier l’histoire à la Sorbonne n’ayant pas reçu l’approbation parentale, le jeune Parisien s’inscrit à l’université Pierre et Marie Curie (UMPC, aujourd’hui Sorbonne Université) pour s’orienter vers les mathématiques. « C’est une discipline qui n’engage à rien, elle permet de repousser le choix de ce que l’on veut vraiment faire », justifie-t-il. Au départ attiré par le côté abstrait des mathématiques pures, qu’il trouve parfois « poétiques », l’étudiant ressent vite un manque de concret dans ces enseignements. Un jour, il assiste par hasard à la fin d’un cours de mécanique en amphithéâtre. En une heure, c’est la révélation ! Il abandonne sa jeune carrière de mathématicien pour celle de mécanicien.

Une étroite collaboration avec les industriels

Alors qu’il termine son stage de DEA à l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), il cherche une thèse pour poursuivre son parcours universitaire. Sur le papier, son statut de major de promotion lui donne droit à une bourse ministérielle, dont il ne pourra pas bénéficier à cause de son service militaire. Alors qu’il est dans l’impasse, c’est une nouvelle fois le hasard qui frappe à sa porte. « Un jour, la stagiaire avec qui je partageais mon bureau a postulé pour une thèse pour laquelle un second candidat était recherché. Elle m’a conseillé de me présenter et, contre toute attente, j’ai été retenu », se souvient Pierre Sagaut. Pendant trois ans, à l’Onera, il met au point des outils de simulation de mécanique des fluides en étroite collaboration avec des industriels de l’aéronautique.

« À l’époque, l’industrie s’intéressait surtout aux simulations pour des avions en régime stationnaire. Nous avons commencé à concevoir des simulations pour étudier des phénomènes variant dans le temps. » Sa thèse en poche, il est embauché en tant qu’ingénieur de recherche. Pendant sept ans, il poursuit ses travaux tout en découvrant un autre métier, celui d’enseignant à l’École polytechnique. Un avant-goût de ce qui marquera, quelques années plus tard,[…]

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