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Pollutec Innovation Awards 2021 : trois technos de l’économie circulaire qui sortent du lot

Alexandre Couto
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Pollutec Innovation Awards 2021 : trois technos de l’économie circulaire qui sortent du lot

L'édition 2021 des Pollutec Innovation Awards a pu se tenir physiquement, le 12 octobre sur le salon Pollutec

Le salon Pollutec, qui se tient du 12 au 15 octobre à Lyon, a décerné lors de sa première journée ses Innovations Awards qui récompensent des sociétés innovantes dans le domaine de l’environnement. Trois technologies dédiées à l’économie circulaire ont été récompensés. Une quatrième innovation dans le domaine de l’hydrogène a reçu le prix du jury.

Récupérer, recycler, réutiliser. Les Pollutec Innovation Awards, qui récompensent chaque année des entreprises françaises et internationales innovantes dans le domaine de l’environnement, on été décernés à trois sociétés spécialisées dans la récupération et le recyclage de matériaux le 12 octobre à Lyon, lors de la première journée du salon Pollutec, qui se tient du 12 au 15 octobre. Une quatrième entreprise tournée vers la production d’hydrogène in situ a quant à elle reçu un prix spécial du jury.

Ces jeunes pousses se sont distinguées parmi 170 candidatures qui ont été épluchés par un jury d’experts. Une première sélection de 20 finalistes avait été arrêtée début octobre. Les sociétés ont pu présenter une à une leur technologie au jury, avant la sélection des lauréats.

La récupération des métaux dans les DEEE

Première société à recevoir son trophée, la société WEEEcycling basée en Seine-Maritime a mis au point un procédé de démantèlement et de traitement des déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE). Grâce à des traitements thermiques et chimiques, elle peut ainsi récupérer divers métaux et les purifier.

WEEE Cycling utilise plusieurs types de four pour soumettre les déchets solides à plusieurs étapes d’oxydoréduction thermique. Il se forme ainsi un alliage de métaux, séparé des impuretés. Diverses techniques de chimie séparative complètent cette étape pour extraire les métaux séparément et les purifier selon les spécifications requises. Dans le cadre des Awards, la société a été récompensée pour son procédé de récupération du cuivre.

Des plastiques régénérés haute performance

De son côté, l’entreprise Cycl-Add, dans l’Ain, utilise des déchets plastiques souillés ou issus de l’industrie pour reformuler des matières plastiques recyclées pouvant être mélangées avec des polyoléfines vierges. Ces plastiques servent de « boosters » de performance selon Cycl-Add, permettant de renforcer les propriétés mécaniques et la résistance aux UV des pièces, tout en réduisant l’impact carbone de leur production.

Ces formulations sont constituées d’un mélange d’époxy et de polyesters recyclés, pouvant être rajoutés aux granulés vierges avant l’injection. L’utilisation de 1 tonne de « booster » permettrait d’éviter l'émission de 218 kg d’équivalent CO2 selon l’entreprise.

Une mine dans les eaux industrielles

La société Italienne Circular Materials a reçu un trophée pour sa technologie de récupération des métaux dans les eaux usées industrielles. Elle utilise pour cela une technologie basée sur l’eau supercritique. L’entreprise revendique de pouvoir récupérer 98% des métaux dissous par précipitation. Le procédé ne nécessite que de l’eau et de l’électrique, ne génère pas de boue, et peu de métaux lourds subsistent après traitement.

Prix du jury : la production d’hydrogène in situ

Enfin un prix spécial du jury a été décerné à Sakowin, un spécialiste de la production d’hydrogène à partir de Méthane (CH4). La solution est basée sur la décomposition sans oxygène du CH4 au moyen d’un plasma à basse énergie, selon un procédé appelé Plasmolyse.  Selon Sakowin, ce procédé ne produit pas de CO2, car il décompose chimiquement la molécule du méthane directement en hydrogène gazeux et en carbone solide, deux produits très utilisés par l’industrie.

Facilement déployable, la technologie peut être placée près d’une source de biométhane ou de gaz naturel, pour produire de l’hydrogène in situ et à bas coûts. Le carbone peut quant à lui être utilisé pour fabriquer des pneus, des batteries, des plastiques, ou encore des adhésifs de haute performance.

 

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