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Poietis industrialise la bioimpression par laser

Poietis industrialise la bioimpression par laser

Pourquoi elle ? Pionnière dans la bioimpression, Poietis a mis au point une technologie unique de bioimpression par laser qui permet d’imprimer des tissus vivants avec une résolution de 20 micromètres. 

Date de naissance : Septembre 2014

Lieu de naissance : Bordeaux (33)

Fondateur : Fabien Guillemot

Secteur d’activité : Bio-ingénierie

2,5 millions d’euros. C’est le montant qu’est parvenue à lever en décembre dernier la start-up bordelaise Poietis. La levée de fonds s’est effectuée sur la plate-forme de Crowdfunding Wiseed, auprès de Business Angels et d’acteurs publics. Objectif de cette augmentation de capital ? Industrialiser sa technologie de bioimpression par laser.

Issue de recherches menées au sein de l’Inserm Bordeaux et fondée par Fabien Guillemot, la start-up a développée une technologie qui permet d’imprimer des tissus vivants avec une très haute résolution. Dans les détails, le procédé permet, via la focalisation d’une impulsion laser sur une cartouche, de former un jet d’encre biologique vers un substrat sur lequel sont collectées des microgouttelettes de cellules. Les motifs de cellules sont quant à eux obtenus par un balayage rapide de la cartouche par le laser. Cette technologie permet ainsi d’imprimer 10 000 gouttelettes par seconde, avec une résolution de 20 micromètres. « Cette haute définition permet d’intégrer plus d’informations, plus de détails dans le tissu », explique la start-up. « Ces informations concernent à la fois le positionnement microscopique en 3D des constituants des tissus et l’anticipation de leur évolution dans le temps jusqu’à l’émergence de formes et de fonctions particulières ».

Les applications de la technologie sont multiples. D’abord l’industrie cosmétique. Poietis a ainsi signé un accord de R&D avec le géant allemand de la chimie BASF. Le partenariat vise à appliquer la technologie de bioimpression de Poietis pour améliorer le modèle de peau reconstruite MimeskinTM de BASF pour des tests de principes actifs alternatifs à l’expérimentation animale. Outre cette première application, les grands enjeux de la bioimpression résident dans la médecine personnalisée et régénératrice. Ici, la start-up Poietis s’intéresse aux acteurs de l’industrie pharmaceutique pour les aider à développer des chimiothérapies adaptées aux patients à partir de tissus tumoraux imprimés. A un horizon plus lointain, d’ici sept à dix ans, la bioimpression devrait permettre de mettre au point des greffons artificiels de cornée, de cartilage et de peau. 

A suivre dans le même secteur : l'américain Organovo.

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