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Plus compacts et plus sûrs

Guide réalisé par André Larané
Plus compacts et plus sûrs

Le T 20 de Fenwick est adapté aux métiers de l'entreposage. Il est équipé d'une direction électrique, d'une plate-forme suspendue et d'un habitacle sécurisé.

© D.R.

- Le transpalette est moins rustique qu'il en a l'air. L'électronique et l'ergonomie lui apportent la sécurité indispensable, surtout dans le cas d'un travail intensif.

Le transpalette électrique est la "bonne à tout faire" de la manutention. Omniprésent dans les activités de magasinage en entrepôt, il trouve aussi sa place dans l'industrie et la logistique. « On assimile trop souvent le transpalette électrique à du tout-venant, un matériel sans exigences techniques particulières », regrette Benjamin Bourguet, responsable produits chez Jungheinrich. « C'est un tort car, de fait, les transpalettes sont des équipements très sensibles, soumis à rude épreuve et dont on attend sécurité, ergonomie et productivité. »

Sécurité, confort et disponibilité

Laurent Cerio, responsable commercial chez Hyster, renchérit : « Le marché des transpalettes électriques est aujourd'hui très porteur, en particulier parce que ces équipements remédient au mal de dos chez les manutentionnaires. » Le marché s'oriente vers des modèles plus compacts, autour d'une capacité de 1,6 tonne plutôt que 2 à 2,5 tonnes comme précédemment. « Cette évolution est facilitée par l'apparition d'une électronique moins gourmande en énergie et se satisfaisant donc de batteries plus légères », note Laurent Cerio.

Sur les transpalettes les plus rapides, on peut choisir entre un moteur universel à balais et une motorisation asynchrone (moins d'entretien), mais, sur ce type de matériel, si l'on en croit Christian Sauzin, directeur du marketing de Fenwick, ces différences ne sont pas décisives. Les vitesses des transpalettes étant bridées, les constructeurs ne se concurrencent pas sur leurs performances mais plutôt sur les critères de sécurité et de confort. « Pour que l'activité des conducteurs demeure constante, il nous apparaît très important d'améliorer l'ergonomie, le confort et la sécurité des transpalettes, ainsi que leur taux de disponibilité », souligne Christian Sauzin.

On distingue trois familles principales : les "accompagnants", les transpalettes à plate-forme et les transpalettes autoportés.

1. Transpalettes accompagnants

Les transpalettes accompagnants sont les modèles les plus courants, avec un opérateur à pied qui les manoeuvre via un timon. Bien sûr, ils ne dépassent pas la vitesse d'un marcheur, soit 6 km/h, et sont inappropriés aux utilisations intensives ainsi que sur les longues distances. Chariots polyvalents par excellence, ils peuvent porter jusqu'à 2 tonnes. Relativement compacts, ils conviennent aux espaces confinés et aux passages difficiles, et sont utilisables sans permis. Ils s'adressent à tous les secteurs de l'entreprise : des applications ponctuelles non intensives aux manutentions dans les espaces étroits, ou aux dépannages dans une entreprise ou sur un camion.

« La sécurité passe en premier lieu par la longueur du timon : la plus grande possible pour que l'opérateur ne risque pas un choc », note Christian Sauzin de Fenwick.

2. Transpalettes à plate-forme

Les transpalettes à plate-forme sont dédiés à la haute productivité ; autrement dit au chargement et déchargement des camions sur les quais des entrepôts et des usines. On les retrouve aussi sur les plates-formes logistiques de la grande distribution et du commerce de gros. Ces matériels sont potentiellement dangereux du fait de la rapidité à laquelle les caristes doivent travailler, tant en marche avant qu'en marche arrière, jusqu'à 12 ou 13 km/h, avec de fortes accélérations et décélérations. Les caristes, qui les conduisent debout sur la plate-forme, doivent avoir un permis Caces (certificat d'aptitude à la conduite en sécurité).

Notons que dans les chargements-déchargements de camions, les caristes sont la moitié du temps hors du chariot, pour de petits travaux d'étiquetage, de vérification... Il est donc important qu'ils puissent monter et descendre à moindre effort du transpalette, autrement dit que la plate-forme soit la plus basse possible.

Les constructeurs s'efforcent d'améliorer l'ergonomie de ces transpalettes. Ainsi Fenwick a-t-il privilégié la vision panoramique sur son modèle sorti il y a deux ans pour que le cariste ne soit pas obligé de tourner complètement la tête en cas de marche arrière. « Dans l'achat et l'utilisation des transpalettes à plate-forme, nous portons une attention particulière aux risques de torsion lombaire », souligne Christian Sauzin.

3. Transpalettes autoportés

Les transpalettes autoportés sont des matériels volumineux et rapides, appropriés aux transferts dans les grands entrepôts et les usines. Ils concurrencent dans cette activité les chariots élévateurs frontaux, en étant moins chers, moins gourmands en énergie et plus compacts. Ils sont aussi plus faciles à manoeuvrer, notamment dans les courbes. Bien entendu, un Caces est obligaroire pour les manoeuvrer. Cette année, en France, le marché de ces matériels a été particulièrement dynamique. « Les transpalettes autoportés sont très prisés dans la grande distribution, et notamment dans le grand froid pour la manutention des produits surgelés », note Laurent Cerio, chez Hyster.

Au nom du confort et de la sécurité, on voit se généraliser la direction assistée sur les transpalettes autoportés bien que ces équipements offrent un confort inférieur à celui des chariots élévateurs.

L'ESSENTIEL

- Ergonomie Pensez à la sécurité et au confort de l'opérateur... Pas de bon travail sans un bon outil. - Compacité Accès aux camions, circulation dans des allées étroites, rampes..., autant de raisons de privilégier la compacité. - Électronique Le transpalette n'y échappe pas, pour la gestion du parc, mais aussi pour la maintenance et la sécurité.

MARCHÉ+15% par an

C'est la croissance du marché de la manutention aujourd'hui. Il est d'autant plus dynamique que la demande industrielle est importante. Les transpalettes électriques représentent, en nombre, un bon quart de tous les équipements de manutention. - Accompagnant 12 000 à 13 000 unités/an vendues en France ; prix unitaire de l'ordre de 5 000 euros. - À plate-forme 3 000 à 3 500 unités/an ; prix unitaire de l'ordre de 8 000 euros. - Autoporté 800 unités/an environ ; prix unitaire compris entre 10 000 et 12 000 euros. Les ordres de prix ci-dessus sont à comparer à ceux d'un chariot élévateur frontal : 25 000 à 30 000 euros.

L'ÉLECTRONIQUE AU SECOURS DE LA SÉCURITÉ

- L'électronique a fait son entrée depuis quelques années sur les transpalettes électriques, essentiellement pour des raisons de sécurité. Ainsi, beaucoup de transpalettes à conducteur porté comportent-ils aujourd'hui un terminal électronique avec un système d'activation par code confidentiel. - Utile pour éviter qu'une personne sans autorisation ni permis Caces ne puisse s'en servir. Bien entendu, l'électronique s'impose aussi pour la gestion du transpalette (temps de travail...). - Certains transpalettes, comme chez Still, voient leur vitesse automatiquement limitée dans les courbes. Pour prévenir le patinage des roues et optimiser la traction, il existe, par exemple chez Toyota, des dispositifs qui règlent la pression sur la roue motrice en fonction de la charge. - Atlet propose de son côté un dispositif qui permet à la roue motrice d'être en contact permanent avec le sol, quelle que soit la pente.

PRATIQUETROIS QUESTIONS AVANT L'ACHAT

- Quelles applications ? Le premier critère de choix d'un transpalette est l'application à laquelle il se destine : pour du transfert de palettes sur de longues distances, on s'orientera vers des engins à plate-forme, éventuellement rabattable, ou à conducteur porté ; s'agit-il maintenant de chargement-déchargement de camions ? La plate-forme a l'avantage...- Quel type d'usage ? Si l'on n'a qu'un besoin occasionnel du transpalette, le modèle accompagnant s'impose, d'autant qu'il ne nécessite pas de permis et peut être mis entre les mains de tout un chacun ; en revanche, pour un usage intensif, on se tournera vers le modèle à plate-forme ou à conducteur porté.- Les contraintes spécifiques ? On évitera les mauvaises surprises en analysant les lieux où le chariot sera amené à circuler. Attention aux voies étroites et aux courbures serrées : elles requièrent des engins compacts avec un bon rayon de braquage.

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