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La semaine de Jean-François Prevéraud

PLM : AutoForm Enginering optimise l’ensemble de la chaine de l’emboutissage

Jean-François Preveraud
PLM : AutoForm Enginering optimise l’ensemble de la chaine de l’emboutissage

Valider l'emboutissage progressif d'une pièce

© DR

Le spécialiste de l’emboutissage étend peu à peu le spectre de ses outils. Initialement centrée sur l’ingénierie son offre couvre maintenant tous les aspects de la chaine de décision liée à l’emboutissage.

J’ai rencontré juste avant les vacances les dirigeants d’AutoForm Enginering, spécialiste de la simulation d’emboutissage, pour faire le point à la fois sur la société et sur son offre.

Cet éditeur d’origine suisse né en 1995, prend ses racines en 1990 dans les travaux sur la simulation d’emboutissage de Waldemar Kubli, actuel PDG, alors qu’il était à l’école polytechnique de Zurich (ETH Zurich). « La société réalise maintenant un chiffre d’affaires global de l’ordre de 28 millions d’Euros et emploie 215 personnes avec des bureaux en Allemagne, aux Pays Bas, en France, en Espagne, en Italie, aux USA, au Mexique, en inde, en Chine, au Japon et en Corée. Des agents couvrent aussi une quinzaine d’autres pays », révèle Vincent Ferragu, directeur de la filiale française.

« Notre ligne directrice c’est le formage des tôles où notre part de marché frise les 60 %. Nous avons vendu plus de 2 800 licences de nos logiciels auprès de 2 500 clients dont les 30 plus gros constructeurs automobiles mondiaux et la majorité de leurs sous-traitants. Environ 80 personnes constituent notre équipe de R&D et un soixantaine d’ingénieurs assurent le support auprès de nos clients. Ils ont tous une grande expertise de l’emboutissage, d’ailleurs plus de 40 % sont issus du monde de l’outillage ».

L’une des évolutions majeures de l’emboutissage ces dernières années est la reprise en main par les services méthodes de la simulation d’emboutissage jusque là confiée aux services calcul. « Cela a été rendu possible par l’ergonomie et la convivialité des logiciels qui maintenant s’adressent directement aux concepteurs et aux préparateurs de fabrication. Des utilisateurs qui expriment actuellement trois grandes préoccupations vis-à-vis de la simulation d’emboutissage : rapidité ; précision et robustesse ; convivialité. C’est ce que nous leur proposons avec notre ligne de produits AutoForm Plus dans le cadre d’une stratégie globale, que nous appelons Planification Numérique Globale de Process (PNGP), couvrant toute la chaine de l’emboutissage, du style à la fabrication en passant par la conception, le chiffrage et l’ingénierie ».

En attendant les PLM et l'ERP

Il s’agit donc d’améliorer au quotidien la collaboration et le travail entre tous les maillons de cette chaine, en prenant en compte et en reliant tous les paramètres de décision. Ceux-ci sont de quatre ordres. Tout d’abord la notion de fonction, qui prend en compte la géométrie de la pièce et la nature du matériau. On retrouve ensuite la qualité avec des notions de faisabilité, de précision dimensionnelle et de qualité de surface. Viennent ensuite la notion de délais, tant pour les phases de mise au point que de lancement, et celle de coûts en termes de matière, de production et d’outillages. « Il s’agit de trouver le bon équilibre entre tous ces points, en minimisant les concessions faites par chacun des intervenants dans le processus ». Par contre, il n’existe pas encore de liens directs avec le PLM et l’ERP. « Nous en sommes à la lisière. Nous avons déjà une version de nos outils intégrée dans Catia V5. Et nous irons à terme dans ces directions ».

Cela se traduit pour le moment par quatre solutions dans la ligne de produits AutoForm Plus, qui ont pour nom : Faisabilité ; Chiffrage et Planification ; Outillage et Essais ; Robustesse (voir notre encadré).

« En résumé, dans les années 90/95 nous nous sommes focalisés sur l’ingénierie avec la simulation d’emboutissage en offrant à nos clients la mise au point virtuelle de leurs processus. La deuxième évolution majeure, intervenue dans les années 2000/2005, a été de s’étendre sur la chaine process avec des évaluations multiprocess. Nous avons pour cela inclus dans notre offre un module permettant la conception de surfaces d’outils jusque là faite par les outils de CAO, ce qui permettait d’effectuer très rapidement des allers-retours entre simulation et conception. C’est aussi à cette époque qu’est arrivée la notion de robustesse de process en multipliant les simulations pour prévoir les dérives. Dernière évolution majeure en date, celle qui arrive aujourd’hui avec la notion de PNGP ».

AutoFormplus R2 mise sur la rapidité

Cette approche se décline depuis un an dans la ligne de produits AutoForm Plus et maintenant dans la version R2 de cette ligne de produits. Cette dernière repose tout d’abord sur des temps de calcul encore plus rapides.

A titre d’exemple lorsque l’on utilise des éléments coques élasto-plastiques et des éléments membrane avec effet de flexion, la vitesse du solveur a respectivement augmenté de 30 % et 12 %, en moyenne, tout en maintenant la précision des résultats.

AutoForm Plus R2 excelle aussi dans le domaine du calcul parallèle. La version du solveur symétrique multiprocessing (SMP) a été améliorée afin de fournir des facteurs d’augmentation de vitesse de 1,6 et 2,4 pour respectivement 2 et 4 processeurs. En associant l’option SMP et la vitesse accrue du solveur, AutoForm Plus R2 fournit d’excellents résultats trois fois plus vite que la version précédente.

AutoForm Plus R2 apporte d’autres nouvelles fonctionnalités et avantages, tels qu’une nouvelle modélisation de l’acier inoxydable 1.4301, un modèle de jonc de retenue amélioré et plus précis, la possibilité de créer des modèles de profils d’habillage, assurer la confidentialité des donnés sensibles liées au chiffrage d’outils. D’autres améliorations ont également été faites dans le domaine de la compensation du retour élastique. Ainsi, l’utilisateur peut désormais appliquer des stratégies de compensation plus avancées et aborder des problèmes plus complexes rencontrés dans la pratique.

Une vraie solution intégrée

Les différents départements impliqués dans le procesus d’emboutissage travaillent simultanément sur des problèmes différents liés à une pièce. Le problème est de savoir sur quoi ils basent leurs décisions et ils n’ont pas forcement tous les bons éléments au bon moment pour prendre la bonne décision. C’est ce qui génère un certain nombre d’itérations. L’intérêt d’AutoForm Plus R2 est d’apporter des éléments de réponse très tôt ou de permettre des intercommunications entre services très simples, car tout est intégré. « C’est le même logiciel, c’est la même interface, c’est le même fichier. Dans le concept de l’usine numérique, vous avez un seul fichier AutoForm attaché tout au long de la chaine produit/process qui va circuler entre les différents acteurs, ce qui est un gain de productivité très important », explique Matthieu Burla, directeur technique de la filiale française.

Un véritable outil d’aide à la décision pour la filière emboutissage en quelque sorte.

A la semaine prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.autoform.com

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 29 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.
 

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