Nous suivre Industrie Techno

Photovoltaïque : des cellules auto-réparantes

Photovoltaïque : des cellules auto-réparantes

Une technologie encore sur les paillasses

© Purdue University/Mark Simons

Des chercheurs de l'Université de Purdue copient les plantes pour allonger la durée de vie des cellules photovoltaïques. L'idée ? Ajouter des molécules pour que les cellules s'auto-réparent quand elles sont dégradées.

Des chercheurs de l'Université de Purdue développent une technologie de cellules solaires auto-réparantes. Ils reproduisent des phénomènes observés dans les plantes avec des nanotubes de carbone et de l'ADN.

Remédier à la dégradation


D'ordinaire, les cellules solaires convertissent la lumière en électricité, puis utilise un électrolyte pour transporter les électrons et créer un courant. Pour cela, elles utilisent des molécules colorées, appelées chromophores, absorbant la lumière. Mais celles-ci, exposées au soleil, se dégradent.

Les chercheurs de Purdue veulent y remédier. Comment ? En remplaçant continuellement les zones endommagées par de nouvelles molécules.

Le système s'auto-assemble

Les nanotubes de carbone leur servent de plates-formes où ancrer des brins d'ADN, qui disposent de séquences spécifiques de nucléotides pour "reconnaitre" les chromophores. Un procédé chimique, non-détaillé par Purdue, permet de retirer les chromophores endommagés. Quand de nouveaux brins d'ADN sont ajoutés, le système s'auto-assemble, assurent les chercheurs. Et peut de nouveau fonctionner à pleine capacité.

Deux points clés restent toutefois critiques dans cette technologie encore au stade expérimental. D'abord la "reconnaissance" des chromophores par les brins d'ADN et la capacité, dans le temps, du système à se dissoudre et à se réassembler.

Thomas Blosseville

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

[Portrait] Julie Mougin, la chercheuse du CEA qui dope la production d'hydrogène bas carbone

[Portrait] Julie Mougin, la chercheuse du CEA qui dope la production d'hydrogène bas carbone

Cette chercheuse hors pair du CEA-Liten en science des matériaux travaille sur une technologie ultra-perfomante de production[…]

« Le marché auto devrait se contracter de 40 % d’ici à 2050 pour espérer limiter le réchauffement à 2°C », estime Jacques Portalier du Shift Project

« Le marché auto devrait se contracter de 40 % d’ici à 2050 pour espérer limiter le réchauffement à 2°C », estime Jacques Portalier du Shift Project

NegaOctet présente au GreenTech Forum une base de données complète sur l’impact environnemental du numérique

NegaOctet présente au GreenTech Forum une base de données complète sur l’impact environnemental du numérique

Horizon Hydrogène 2021 : l’ambition de produire de l’hydrogène offshore se concrétise pour Lhyfe

Horizon Hydrogène 2021 : l’ambition de produire de l’hydrogène offshore se concrétise pour Lhyfe

Plus d'articles