Nous suivre Industrie Techno

[PHOTO TECH] Sous un ballon stratosphérique, Pilot étudie les poussières interstellaires

[PHOTO TECH] Sous un ballon stratosphérique, Pilot étudie les poussières interstellaires

© Sébastien Chastanet - OMP / IRAP / UT3 / CNES / CNRS

Les images sont souvent plus parlantes que les mots. Chaque semaine, Industrie & Technologies sélectionne une photographie qui prouve à que point la technologie peut être spectaculaire. Aujourd’hui, focus sur l’expérience d’astrophysique Pilot, lancée par un ballon stratosphérique pour étudier les poussières interstellaires de notre galaxie ! 

« L’émission des grains de poussières présents dans  le milieu interstellaire de notre Galaxie et des galaxies proches est faiblement polarisée car les grains de poussières sont allongés et alignés vers le champ magnétique qui baigne le milieu interstellaire » explique le CNRS dans la description de Pilot. Grâce à cette expérience d’astrophysique, les poussières interstellaires vont être étudiées pour connaître leur nature, les processus qui les alignent et cartographier la géométrie du champ magnétique jouant un rôle dans la contraction du gaz présent dans le milieu interstellaire et permettant la formation de nouvelles étoiles.

Pilot a été testé une première fois au Canada en septembre 2015, mais cette nouvelle expérience lancée depuis Alice Springs au centre de l’Australie aura pour but d’observer d’autres sources, telles que les nuages de Magellan, les galaxies satellites à la nôtre, ou les régions internes de la voie lactée. Lancé par l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/CNES/Université Paul Sabatier) et l'IAS (CNRS/Université Paris-Sud), le projet a été soutenu par les laboratoires du CNRS, le financement du Cnes et les contributions de l’ESA, du CEA Saclay et les universités de La Sapienza à Rome (Italie) et Cardiff (Royaume-Uni).

Un projet d’une tonne

Pour observer l’émission dans l’infrarouge lointain, l’expérience Pilot est équipée de 2048 détecteurs individuels, refroidis à une température de 300 millikelvins (proche du zéro absolu). La polarisation est mesurée avec une lame rotative et un polariseur qui sépare deux polarisations orthogonales sur les deux plans focaux de l’expérience. L’ensemble de l’optique est disposé à l’intérieur d’un cryostat refroidi à l’hélium liquide et maintenu à température cryogénique, soit 2° Kelvin ou – 271°C.

Pour que les technologies de près d’une tonne puissent atteindre près de 40 kilomètres d’altitude, il est nécessaire d’utiliser un ballon stratosphérique d’environ 100m de diamètre avec une chaine de vol aussi haute que la tour Eiffel. Ce ballon sera le plus gros ballon ouvert lancé par le Cnes. Le vol aura lieu durant l'une des deux inversions annuelles des vents stratosphériques, condition nécessaire pour espérer réaliser des observations pendant plus de 30 heures au plafond.

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies

Nous vous recommandons

Médailles de l'innovation 2019 : le CNRS récompense ses chercheurs-entrepreneurs

Médailles de l'innovation 2019 : le CNRS récompense ses chercheurs-entrepreneurs

En remettant ses médailles de l'innovation 2019, le Centre national de la recherche scientifique a mis en avant quatre chercheurs dont les[…]

La Commission d'enquête lève le voile sur l'échec du dernier lancer de Vega

La Commission d'enquête lève le voile sur l'échec du dernier lancer de Vega

Tests en environnement extrême pour le rover de la mission Exomars chez Airbus Toulouse

Tests en environnement extrême pour le rover de la mission Exomars chez Airbus Toulouse

Trains hydrogène en France, Starhopper, microfluidique… les innovations qui (re)donnent le sourire

Trains hydrogène en France, Starhopper, microfluidique… les innovations qui (re)donnent le sourire

Plus d'articles