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[Pépite à suivre] Serma et ses "hackers blancs" sécurisent l'Internet des objets

Baptiste Cessieux
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[Pépite à suivre] Serma et ses

© capture

De l'électronique imprimée aux lasers high tech, en passant par l'ultraminiaturisation des puces, la conception de composants en nitrure de gallium ou encore la fabrication d'Oleds sur-mesure et la sécurité des circuits intégrés, la rédaction d'Industrie & Technologies a repéré dix pépites françaises de l'électronique. Parmi elles, Serma Safety&Security, nouvelle filiale du groupe Serma dédiée à la sûreté et la sécurité de l'électronique pour l'Internet des objets.

La première chose à faire sur un ordinateur, c’est d’installer un pare-feu et un anti-virus. Cela semble évident pour certains, alors que d’autres n’en comprennent pas l’intérêt. Eh bien avec l’électronique, c’est pareil ! Tout comme la partie logicielle de l’informatique (software), l'électronique (hardware) nécessite des protections. « Avec les objets connectés, cette problématique de sécurité de l’électronique devient évidente. La grande majorité de l’Internet des objets n’est pas résistante à la malveillance », assène Olivier Duchmann, directeur général de Serma Safety&Security.

Pourquoi elle ?
Parce que l’on ne peut pas parler d’électronique et de systèmes embarqués sans insister sur la sûreté et la sécurité. C’est justement le rôle de Serma Safety&Security, nouvelle filiale de Sarma Groupe.

Date de naissance : 2016

Implantation : Pessac (33) et Gennevilliers (78)

Fondateurs : Serma Groupe

 

« On voit désormais des circuits entiers qui tiennent sur une puce informatique, et ce sont des produits qui peuvent tout à fait être piratés. Même s’ils ne sont pas raccordés à Internet ou s’ils ne sont pas dotés d’un système d’exploitation. » Des techniques de protection existent pourtant. Ou plutôt des bonnes pratiques de fabrication capables de mettre hors d’état de nuire une intrusion malveillante. « C’est le cœur de métier du groupe Serma : nous accompagnons les entreprises dans l’élaboration de leurs composants. Avec la filiale Safety&Security nous apportons un service dédié plus spécifiquement à la protection », explique Olivier Duchmann.

Et le groupe Serma, qui existe depuis 1991, peut se targuer de posséder le seul centre d’évaluation de la sécurité des technologies de l’information (Cesti) privé de France. Là-bas, 45 « hackers blancs » tentent de pénétrer les systèmes qui leur sont confiés pour en tester la perméabilité et pour en renforcer la protection. Reste le bémol du prix, avoue le directeur de la nouvelle filiale. « Evidemment, ce service de qualité n’est que rarement demandé par les start-up, qui ne peuvent pas toujours se l’offrir. Mais dans des domaines sensibles, comme l’extraction du pétrole, la défense ou le spatial, la sûreté et la sécurité sont primordiales. »

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