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[Pépite à suivre] Isorg accélère dans l’électronique organique

[Pépite à suivre] Isorg accélère dans l’électronique organique

Capteur Isorg pour des applications de biométrie.

© D.R.

De l'électronique imprimée aux lasers high tech, en passant par l'ultraminiaturisation des puces, la conception de composants en nitrure de gallium ou encore la fabrication d'Oleds sur-mesure et la sécurité des circuits intégrés, la rédaction d'Industrie & Technologies a repéré dix pépites françaises de l'électronique. Parmi elles, Isorg, pionnière de l'électronique organique.

Pionnière de l’électronique organique, la start-up grenobloise Isorg s’est spécialisée dans les capteurs optiques organiques, réalisés à partir de matériaux issus de la chimie du carbone. Ces capteurs sont fabriqués grâce à plusieurs procédés d’impression comme le Slot Die et la sérigraphie. « Nous utilisons très peu de matériaux car nous venons déposer des couches très fines », explique Jean-Yves Gomez, le cofondateur de la jeune pousse issue de recherches menées au CEA Liten. Au total, cinq couches sont déposées et l’épaisseur d’environ 500 nanomètres, est contrôlée à 20 nanomètres près.

Pourquoi elle ?
Isorg est une entreprise pionnière dans l’électronique organique et sa technologie s’apprête à passer au stade industriel

Date de naissance : 2010

Lieu de naissance : Grenoble

Fondateurs : Jean-Yves Gomez, Emmanuel Guérineau et Laurent Jamet

 

Les applications de sa technologie sont extrêmement variées et vont du secteur médical à la logistique en passant par la biométrie. Concernant cette dernière application, Isorg a dévoilé en début d’année un capteur d’empreintes digitales de grande surface sur un substrat plastique, développé en partenariat avec le britannique FlexEnable. « Grâce à ce capteur, il est possible de réaliser une empreinte palmaire, mais aussi de cartographier le réseau veineux de la main, ce qui nous permet d’avoir plus d’informations et donc d’élever le niveau de fiabilité », précise Jean-Yves Gomez. Grâce à sa finesse (0,3 mm d’épaisseur) et à sa flexibilité, le capteur peut épouser la forme et la surface de nombreux objets du quotidien. Les deux entreprises imaginent, par exemple, qu’un tel capteur puisse être intégré au volant d’une voiture pour identifier son conducteur dès la prise en main.

Isorg construit actuellement une usine près de Limoges pour passer sa technologie au stade industriel. L’outil de production, qui devrait être opérationnel en 2017, doit permettre de sortir chaque année 50 000 feuilles de 65 par 78 cm.

 

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