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[Pépite à suivre] Genes’Ink crée l'électronique imprimée de demain

Juliette Raynal

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- 20/10/2016 19h:45

"Les clients de la jeune pousse se situent en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore au Brésil" : Pourquoi en France on est à la ramasse?

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[Pépite à suivre] Genes’Ink crée l'électronique imprimée de demain

© Genes'Ink

De l'électronique imprimée aux lasers high tech, en passant par l'ultraminiaturisation des puces, la conception de composants en nitrure de gallium ou encore la fabrication d'Oleds sur-mesure et la sécurité des circuits intégrés, la rédaction d'Industrie & Technologies a repéré dix pépites françaises de l'électronique. Parmi elles, Genes'Ink, qui fabrique des encres conductrices et semi-conductrices à Aix-en Provence.

Pourquoi elle ?
Car Genes'Ink maîtrise les encres conductrices et semi-conductrices, particulièrement convoitées par les acteurs du photovoltaïque organique.

Date de naissance : 2010

Lieu de naissance : Rousset (13)

Fondatrice : Corinne Versinie

 

Fondée par Corinne Versini, la start-up Genes’Ink, basée près d’Aix-en-Provence, est spécialisée dans la production d’encres conductrices et semi-conductrices à base de nanoparticules. Ces encres ont la particularité de pouvoir être déposées par différents procédés d’impression sur une grande variété de supports, y compris flexibles.

La jeune pousse vient d’entamer un projet de R&D européen de deux ans. Baptisé Clearsilver, il vise à fabriquer un alliage à base d’argent pour faire des électrodes transparentes, utilisées dans les cellules photovoltaïques et les Oled. Le projet consiste à utiliser des nano grilles d’argent pour remplacer l’ITO (oxyde d’indium-étain) que l’on retrouve dans les fameuses électrodes transparentes. « L’indium est un matériau rare, cher, difficile à manipuler et pas très conducteur », précise l’entrepreneuse.

Une deuxième ligne de production en 2017

Genes’Ink a par ailleurs installé sa première ligne de production, constituée de plusieurs petits réacteurs. Une deuxième ligne de production est prévue pour l’année 2017. « Ce sont des petits modules que l’on va dupliquer. Cela nous permettra d’être plus flexibles et agiles », indique Corinne Versini. Ces encres seront principalement destinées aux acteurs du photovoltaïque organique. Les clients de la jeune pousse se situent en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore au Brésil. La première ligne devrait permettre de produire une tonne par an.

Il y a deux ans, la jeune pousse avait procédé à une levée de fonds de 1,4 million d’euros pour accélérer son déploiement à l’international. Le marché sur lequel elle se positionne est porteur. Selon les dernières estimations du cabinet IDTechEx, le marché mondial de l’électronique organique, imprimée et flexible devrait peser plus de 69 milliards de dollars en 2026, contre 26,5 milliards cette année. 

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