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Pas de croissance : la faute à l'innovation ?

Thibaut De Jaegher
2 commentaires

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- 05/09/2014 17h:15

Les inventeurs salariés en France déposent 90% des brevets, leurs innovations profitent à qui ? A l'état qui vous le vole lors de marchés publics; au grands groupes ou grandes entreprises qui s'arrogent le profit. Regardez notre système propriété intellectuelle il est le fossoyeur de la recherche. Pour illustrer tous les mots de la recherche, du vol planifié et organisé par les pouvoirs je vous engage à visiter le site " maveritesur" à la page 16 vous aurez le combat d'un inventeur que l'état et ses sous traitants ont ruiné. Honte à la démocrature en place depuis 1981, mais à force de tirer sur la corde les " sans dents " vont mordre.

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- 11/09/2014 17h:23

L’innovation ne peut pas éclore dans un monde qui a peur de prendre des risques ou de l’échec. Il est important de distinguer 2 types d’innovations, celles qui participent au développement actuel des entreprises et celles qui représentent une rupture et vont changer l’offre qui sera faite demain aux clients. Si ces révolutions ne produisent pas toujours suffisamment de gains de productivité à court terme, elles sont toutefois indispensables pour permettre aux entreprises de travailler mieux et plus facilement. Francois Gouverneur. Directeur Marketing Graphic communications. Xerox France

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Pas de croissance : la faute à l'innovation ?

Notre panne de croissance est-elle due au fait que nous n’innovons pas assez ? Nos difficultés actuelles révèlent-elles notre incapacité à produire des technologies de rupture ? La crise longue que nous traversons est-elle la conséquence et le symptôme de ce déficit d’innovation ? À ces questions, une note du Conseil d’analyse économique (CAE) répond oui, sans ambages. Révélée par le journal Le Monde, elle trace un avenir sombre pour notre pays en lui promettant des décennies de croissance molle. Ambiance.

La cause de cette stagnation selon les économistes interrogés par le journal ? Les (r)évolutions technologiques actuelles ne produiraient pas suffisamment de gains de productivité pour permettre à notre pays de rentrer dans un nouveau cycle de croissance. Le constat est à la fois étonnant et inquiétant. Étonnant d’abord car, pour la plupart d’entre nous, le numérique est un véritable bouleversement. Notre quotidien, notre travail, nos modes de communication, nos comportements évoluent radicalement grâce ou à cause de cette vague technologique. Et elle suscite d’authentiques gains de productivité en permettant souvent de produire avec moins (de personnes) beaucoup plus de valeurs. Le problème, estime le CAE, c’est que ces gains sont très faibles (contrairement à ce que pensent la plupart des gens) et surtout qu’ils sont derrière nous. Selon les auteurs du rapport, nous serions déjà en train de vivre la fin de l’ère numérique.

Inquiétante, cette vision l’est aussi car les auteurs de la note n’identifient a priori aucune rupture technologique en germe. Les biotechs, les nanotechnologies ? Ce sont des (r)évolutions puissantes mais elles ne produiront sans doute pas assez de gains de productivité pour enclencher un nouveau cercle vertueux de croissance.

Cette vision est pour le moins pessimiste. Si l’on se plonge dans l’histoire de la technologie, on se rend compte que les révolutions jaillissent sans avoir été intellectualisées a priori. Ce n’est qu’avec le recul que l’on comprend les mécanismes qui ont produit le progrès. La meilleure preuve est proche de nous, c’est l’Internet. Dans les années 1980, personne n’avait anticipé la puissance de la vague technologique engendrée par le web car personne n’avait été capable d’imaginer (même pas les auteurs de science-fiction !) qu’un tel réseau émergerait un jour...

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