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Paris, capitale des LED

Industrie et  Technologies
Generali Immobilier a profité de la rénovation de l'immeuble du 100 avenue des Champs-Élysées pour en faire le premier immeuble tertiaire au monde entièrement équipé d'éclairages à base de LED.


Cette adresse emblématique, 100 avenue des Champs-Élysées, méritait bien un traitement spécial pour sa rénovation. Cet immeuble haussmannien de 1 800 m² de bureau couronné d'une verrière très contemporaine, se singularise par sa luminosité et par l'attention particulière portée à la qualité des matériaux utilisés : boiseries ; pierre noble ; vitrage d'émalite... Mais il fait aussi la part belle à l'innovation en n'utilisant que des Diodes ElectroLuminescentes (LED) pour l'éclairage. 10 000 au total.



La verrière des sixième et septième étages offrait un potentiel inestimable, qui a fait naître l'idée d'un soin tout particulier porté à l'éclairage. Philips, leader mondial dans le domaine, et partenaire de Generali dans ses opérations de rénovation immobilières, est apparu comme un allié de choix pour faire de l'immeuble une vitrine de l'innovation en matière d'éclairage. Très vite, le choix des LED s'est imposé pour la verrière, et Generali a souhaité étendre l'expérience sur l'ensemble de l'immeuble, pour la partie bureaux.

Un pari technologique

Malgré le risque que représentait la décision d'implanter pour la première fois au monde l'éclairage LED, alors encore au stade de prototype, dans un immeuble tertiaire, Generali a fait le choix d'être le premier investisseur à se positionner en faveur de ce choix technologique, persuadé qu'il constitue l'avenir de l'éclairage tertiaire.

Les raisons de ce choix innovant sont multiples. Pour Generali, c'est la volonté de favoriser le confort maximal de l'utilisateur qui a dicté l'implantation des LED. En effet, la stratégie de gestion de ses actifs de Generali étant tournée vers la création de valeur, proposer la meilleure qualité à ses locataires est une condition sine qua non.




Par ailleurs, si les coûts à l'installation sont plus élevés, environ double, le retour sur investissement pour Generali se situe dans la maîtrise des charges et dans la plus-value à la location engendrée par la qualité accrue des matériaux.

La vision de l'architecte

« Cet immeuble est couronné par une toiture revisitée en vantelles de verre articulées reprenant le tracé du brisis et du terrasson, réécrivant dans la modernité la toiture de cet immeuble. Celle-ci est une double peau de verre ventilée avec une façade métallique à deux étages en retrait, largement éclairée, libérant un espace de terrasse à vivre et un balcon suspendu en belvédère sur les Champs-Élysées derrière sa vêture de verre », explique l'architecte Anthony Béchu.





Les vantelles de verre, articulées au gré du temps dicté par la météo, sont aussi support de lumière car innervées par des LED qui propagent leurs faisceaux de lumière et de couleur en rythme avec la musique de la ville. « Il était aussi normal de raisonner la lumière à l'intérieur de l'immeuble en utilisant la nouvelle technologie des LED pour apporter confort à cet espace de travail revisité. Nous avons choisi avec le maître d'ouvrage cette nouvelle technologie en traitant les étages aussi noblement que la façade, d'une écriture lumineuse comme un ciel de bureau où les LED ponctuent le plafond et offrent un confort lumineux, non agressif sur les écrans, économique, écologique et pérenne ».

« Nous nous sommes adjoint un concepteur éclairage, M. Lalloz, pour l'éclairage des vantelles de verre et Mme Charlet comme architecte d'intérieur. Pour cette nouvelle technologie appliquée à la verrière toiture et aux luminaires qui ont pris place dans les plafonds des bureaux, nous avons travaillé en étroite collaboration avec Philips et son laboratoire, qui ont été d'une aide incomparable pour la réalisation de ce projet ».

Histoire du projet

L'aventure de ce bâtiment a commencé il y a tout juste un an et reflète avant tout le partenariat entre un Maître d'Ouvrage, un architecte et un industriel dont l'objectif commun était de créer une vitrine technologique. Un scénario de lumière dynamique à base de LED a été proposé par l'architecte Anthony Béchu et retenu par Generali. Il utilise la verrière des deux derniers étages comme un signal nocturne pour communiquer l'image du bâtiment vers l'extérieur et gagner en visibilité. Generali a souhaité étendre l'usage des LED à l'ensemble du bâtiment pour la partie bureau.




Philips a accepté le défi, alors qu'aucune solution d'éclairage LED répondant aux réglementations en vigueur n'existait encore à ce jour. De par son expertise et ses récentes acquisitions dans le domaine, Philips maîtrise l'ensemble des étapes de la chaîne de valeurs des LED, couvrant toute la technologie, la production industrielle et les applications. Tout le processus de développement des produits et des différentes phases de validation a été réalisé en étroite collaboration avec la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'Å“uvre.





Pour procurer aux futurs utilisateurs un excellent confort visuel notamment en évitant toute réflexion sur les écrans, Philips a apporté une attention particulière dans la définition des optiques. La position en retrait des LED permet d'occulter la vision directe de la lumière, et évite ainsi l'éblouissement des utilisateurs. La miniaturisation liée aux LED permet une plus grande liberté dans la conception des luminaires, y compris dans ce cas où elles sont intégrées dans une dalle de plafond carrée de 600 x 600 m. Bref, un environnement du bureau plus confortable.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : la carte d'identité du projet et la solution développée



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