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Organisation - EADS met sa recherche en réseau

Rédaction Industrie et Technologies
Par la mise en réseau de ses activités de Recherche & Technologies, EADS compte en accroître l'efficacité et la rentabilité.


La société EADS, mise sur l'efficacité de sa recherche. Le n°2 mondial de l'industrie aéronautique et espace met en réseau toutes les activités de recherches menées par ses multiples centres de profits (une vingtaine de business units) et par ses deux Centres de recherche commune de Suresnes et de Munich, intégrés depuis bientôt deux ans.

Objectifs : supprimer les recherches redondantes entre toutes ses entités, qu'elles développent des produits civils, militaires, aéronautiques, ou spatiaux, favoriser le partage des ressources et des résultats, et ainsi accroître la rentabilité des dépenses engagées.

«Une telle efficacité est obligatoire, en l'absence des financements publics dont profitent nos concurrents américains », explique Jean-Marc Thomas, directeur technique et industriel d'EADS. Pour autant, l'entreprise ne peut dépenser sans compter sur ses fonds propres, au risque de réduire ses marges.

Jusqu'alors, les dépenses de recherche (400 millions de dollars annuels) étaient réparties à 23% les deux centres de recherche commune et 77% pour les "business units".

Dans la nouvelle organisation matricielle, 19 domaines de recherche ont été identifiés et font l'objet d'un partage des coûts, des ressources, et des résultats, à la mesure des besoins des centres de profits (Airbus, Astrium, Eurocopter, Eads-Launch Vehicle, Military Aircraft, etc.). L'ensemble est coordonné par un comité de pilotage.

« Il s'agit d'un juste équilibre entre une centralisation (excessive, elle éloigne des produits) et une décentralisation », commente Jean-Yves Mondon, coordinateur du réseau R&T. Les coopérations avec les universités et organismes de recherche sont également incluses dans le schéma de cette recherche de valeur ajoutée et de mise en compétition.

150 projets font déjà l'objet d'un tel partage, sur un objectif cible de 200. Et déjà, plusieurs exemples montrent de très avantageux retours sur investissements.

Tel ce programme de recherche sur la compatibilité électromagnétique et la protection contre la foudre, partagées entre Airbus, MBDA, Eurocopter et un Centre de recherche. Projet qui montre un retour sur investissement moyen de 3,7. Cette mesure, appliquée pour tous les projets est calculée à partir du retour sur résultats et de l'investissement initial pour chaque participant, pour chaque projet.

Ou encore la méthode de contrôle de pilotage H-infini (voir IT 835 p16), qui profitera aussi bien à Ariane 5 qu'aux avions Airbus, aux hélicoptères ou aux missiles. Ph.B.

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