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Oracle remet l'emphase sur le PLM

Industrie et  Technologies
J'ai eu l'occasion de rencontrer voici quelques jours Bertrand Le Bourgeois, responsable du marketing Industrie d'Oracle France. Le moyen de faire le point sur la position de l'éditeur vis-à-vis du PLM.


« Nous sommes tout à fait en phase avec la définition qu'AMR donne du PLM : ensemble des solutions logicielles aidant l'entreprise à gérer le cycle de vie de ses produits au travers de toutes ses entités », prévient d'entrée de jeu Bertrand Le Bourgeois, responsable du marketing Industrie d'Oracle France. « Cela explique que nous voulons être le fournisseur de solutions complémentaires de celles des éditeurs de CAO, en étant par exemple capable de gérer, en liaison avec les bureaux d'études, des taux de rebuts ou de réclamations clients ».
Oracle avait déjà bien essayé, il y a quelques années, d'aborder ce marché du PLM avec Oracle Product Data Exchange (OPDX), un outil de type place de marché qui n'a pas rencontré le succès escompté. Oracle revient maintenant à la charge avec Oracle Product Lifecycle Management (Oracle PLM) qui s'appuie sur le référentiel produit Oracle Product Information Management (Oracle PIM) proposé depuis un an au sein de la suite Oracle E-Business Suite (Oracle EBS).

Les principales capacités d'Oracle PLM se répartissent en cinq grandes catégories :
  • Gestion de données au niveau entreprise avec gestion de la structure produit et de la documentation associée ;
  • Gestion et suivi des modifications avec analyse d'impact ;
  • Gestion de l'introduction de nouveaux produits ;
  • Outils de travail collaboratif intégrant notamment la visualisation et l'annotation des fichiers CAO grâce à CADView ;
  • Gestion du portefeuille produits et de l'innovation.
Notons que la liaison entre Oracle PLM et les outils de GDT pouvant déjà exister dans l'entreprise est confiée à des prestataires de services tiers : « Ce qui est d'autant plus facile que nos solutions sont bâties sur des standards du marché, afin d'être le plus ouvertes et robustes possibles », estime Bertrand Le Bourgeois.

Parmi les autres points forts évoqués pour cette solution, bien évidemment la pérennité de l'éditeur, mais cela ne garanti aucunement à mon sens celle de son offre PLM. Il n'est besoin pour cela que de se rappeler l'aventure d'OPDX. Pour mémoire, Oracle a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 11,8 milliards de dollars, soit plus que le marché du PLM dont il était pratiquement absent. Le PLM sera à mon sens et pour longtemps que la portion congrue de ses revenus. Juste histoire de ne pas laisser les coudés franches dans ce domaine à SAP.

Par contre, il est vrai que pratiquement toutes les entreprises ayant quelques spécialistes de l'informatique, connaissent et maîtrisent la technologie Oracle. Enfin, à l'inverse des offres de nombres d'éditeurs d'ERP, Oracle PLM peut fonctionner de manière autonome sans qu'il soit besoin d'implémenter Oracle E-Business Suite.

Reste que c'est quand même une solution relativement onéreuse. Ainsi pour Oracle PLM il faut tabler sur un budget de 65 000 € pour 20 utilisateurs. Pour Oracle PIM, c'est un budget de 80 000 € pour un processeur. La tarification d'Oracle PIM se fait en effet au processeur et est indépendante du nombre d'utilisateurs. Cela en fait une solution plutôt orientée vers les grand groupe.

Parmi les clients récents ayant fait récemment ce choix, nous avons retenu l'exemple de Tecumseh, qui fabrique des moteurs thermiques et électriques, ainsi que des compresseurs hermétiques et des composants de transmission dans 35 usines réparties à travers le monde. Il a opté pour Oracle E-Business Suite plutôt que pour SAP à cause de Oracle PLM dont il entend se servir pour créer un catalogue de composants communs à l'ensemble de ses divisions à travers le monde, ainsi que des Tecumseh Engineering Centers of Excellence qui seront capables d'aider de manière collaborative à distance l'ensemble des divisions. L'objectif étant de favoriser les synergies et de réduire les temps de développement de ses nouveaux produits.

Notons enfin le louable effort d'Oracle de revenir vers nous pour nous informer ainsi que sa volonté d'aller vers les utilisateurs. Ainsi Oracle France devrait participer à la prochaine manifestation du FDPMUG en octobre. A vous alors de vous faire votre propre opinion !

A la semaine prochaine.

Pour en savoir plus : http://www.oracle.com/applications/plm/intro.html

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l'Usine Nouvelle, suit depuis plus de 24 ans l'informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM...). Il a été à l'origine de la lettre bimensuelle Systèmes d'Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.

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