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Optimisation des flux d'un atelier de peinture

Michel Le Toullec
Deux étudiantes de l'école de Rennes ont proposé à l'industriel des solutions concrètes pour améliorer son atelier de peinture de pare-chocs.

Petite école deviendra grande. Créée en 1991 à Bruz, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), l'École Louis-de-Broglie est sans conteste l'une des plus jeunes écoles d'ingénieurs françaises. Vous ne la trouverez donc pas dans le "Club des 100" que nous publions chaque année. Elle est en fait classée en 111e position. Pour autant, cette jeune école - spécialisée notamment dans la méthodologie Triz - n'a pas démérité puisqu'elle a participé à des projets industriels avec Airbus, Capgemini et PSA, entre autres. Avec l'équipementier automobile Plastic Omnium, l'École Louis-de-Broglie a travaillé sur la réorganisation des flux de l'atelier de peinture de son usine de Guichen. Situé, comme l'École Louis-de-Broglie, dans la région rennaise, le site de Guichen produit des pare-chocs avant et arrière.

« Ce travail consistait à analyser l'organisation annuelle de cet atelier de peinture, explique Nathalie Rion, superviseur du projet mené par deux étudiantes de deuxième année. L'objectif était de réduire la non-valeur ajoutée sur le process de préparation des pare-chocs avant peinture, d'équilibrer la charge de travail des opérateurs et d'améliorer l'ergonomie des postes de travail. » Concrètement, Amélia Lecoq et Alexandra Milone ont décortiqué l'organisation de l'atelier de peinture actuel, identifié des anomalies et proposé à Plastic Omnium une nouvelle implantation.

Une réorganisation complète du sas

Les deux étudiantes ont d'abord détaillé le fonctionnement de l'atelier dont le sas est divisé en deux niveaux impliquant un croisement de flux. Elles ont ainsi cartographié le flux de chaque pare-chocs à l'intérieur du sas et chiffré, en pas et en temps, les opérations et les déplacements de chaque opérateur dans chaque configuration de fabrication. À partir de toutes ces données, 36 anomalies ont été identifiées pour lesquelles des solutions d'amélioration ont été proposées. Selon ces solutions proposées, nous obtenons un gain en déplacement et en charge atteignant 41 %, reprend Nathalie Rion.

Au final, les deux étudiantes ont proposé une réorganisation complète du sas : sur un seul niveau (au lieu de deux) évitant les croisements de flux et permettant de réduire le nombre d'opérateurs de cinq à quatre. Ce projet achevé donne actuellement ses fruits. D'une part, Plastic Omnium est en train de mettre en place plusieurs des modifications proposées sur sa ligne de peinture. D'autre part, Alexandra Milone est actuellement en stage chez l'équipementier pour mener le même type de réflexion sur un autre atelier de l'usine de Guichen.

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