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Ondes électromagnétiques : l'Anses appelle à limiter les expositions

Ondes électromagnétiques : l'Anses appelle à limiter les expositions

© Nortel

L'Agence de sécurité sanitaire rend mardi, en plein déploiement de la technologie 4G et d'utilisation grandissante des supports sans fil, ses conclusions sur les effets des ondes électromagnétiques après avoir passé en revue des centaines d'études scientifiques.

Au vu des interrogations persistantes sur de possibles impacts sanitaires des ondes, l'Anses (Agence pour la sécurité sanitaire) a mis en place en 2011 un groupe d'experts "radiofréquences et santé" ainsi qu'une instance de dialogue réunissant associations, industriels, syndicats et scientifiques. Pou répondre à ces questions, le groupe s'est basé sur plusieurs centaines d'études scientifiques.

Un document ministériel de mars 2013, reprenant l'avis de l'Anses de 2009, rappelle la position des experts: "une exposition aiguë de forte intensité aux champs électromagnétiques peut provoquer des effets thermiques", soit une augmentation de la température des tissus. "C'est pour empêcher ces effets que des valeurs limites d'exposition ont été élaborées" et par ailleurs "des interrogations subsistent sur les effets à long terme pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles", rappelle le document.

"peut être cancérigène"

Pour cette raison, l'Organisation mondiale de la santé a classé en mai 2011 les champs électromagnétiques radiofréquences (de 9 à 300 GHz) comme "peut-être cancérogènes". En 2009, selon l'Anses, les travaux de recherche disponibles ne permettaient pas d'identifier un mécanisme d'effet non thermique, un sujet d'inquiétude pour certaines associations qui suspectent d'autres effets et militent pour une réduction de l'exposition de la population.

Le seuil limite fait ainsi l'objet de débat. Fixé entre 41 V/m et 61 V/m (en fonction des technologies), il est dans les faits largement en dessous de ces valeurs. Selon les travaux du Comité d'expérimentation sur les ondes (Copic), sur 97% du territoire français, les émissions des antennes sont inférieures à 2,7 V/m. Et pour abaisser ce seuil à 0,6V/m, un niveau réclamé par certaines associations, il faudrait au moins multiplier le nombre d'antennes par trois, a estimé le Copic, dans ces conclusions remises en septembre au gouvernement.

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