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Nucléaire : les secrets du CEA pour doper les centrales

Thomas Blosseville
Nucléaire : les secrets du CEA pour doper les centrales

Comment faire durer les centrales existantes ?

© CEA

Le CEA travaille à repousser les limites des réacteurs nucléaires à eau pressurisée. Découvrez ses priorités de recherche

Trop vieilles, nos centrales nucléaires ? Construites pour la plupart dans les années 70 et 80, elles ne sont pas pressées de partir en retraite. Avec 80 % de son électricité issue de l'atome, la France ne peut pas toutes les arrêter simultanément. Alors le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) cherche à allonger leur durée de vie, voire à améliorer leurs performances. Découvrez ses secrets pour doper les réacteurs nucléaires.

La cuve, le point faible

« La plupart des composants d'un réacteur peuvent facilement être remplacés, sauf son dôme et sa cuve. Mais, sauf en cas d'accident majeur, le dôme est peu sollicité. Seule la cuve peut limiter la durée de vie des centrales », diagnostique Loick Martin Didier, directeur adjoint à l'énergie nucléaire du CEA. A Saclay, le CEA dispose de sa plateforme Jannus pour étudier l'impact que subit un matériau soumis à des irradiations.

Jannus est composé de trois accélérateurs. Le premier date de deux ans. Le deuxième de un an. Le troisième devrait démarrer en 2010. Le principe est de bombarder de l'acier noir, le matériau de la cuve, pour comprendre en régime accéléré les phénomènes thermiques et mécaniques qu'elle subit. Grâce à ces expérimentations, le CEA établit des modèles de comportement qu'il comparera à des échantillons prélevés dans des réacteurs réels. « Tout l'enjeu est de vérifier si les réacteurs peuvent fonctionner au-delà de 40 ans, c'est-à-dire de 2017 pour les plus anciens », précise Loick Martin Didier.

De nouveaux matériaux

Le CEA travaille aussi à l'amélioration des performances des réacteurs. La présence des combustibles dans le coeur est restreinte dans le temps, par sécurité. La limite maximum correspond à 50 000 MW.Jour d'énergie produite par tonne de combustible. Pour la repousser, le CEA travaille notamment sur de nouveaux matériaux pour la gaine, qui contient les pastilles d'oxyde d'uranium (le combustible). Quels matériaux ? Le secret est bien gardé. Mais parmi les candidats, figurent de l'acier dopé au chrome et/ou au nickel, des fibres de carbone, des fibres synthétiques...

Thomas Blosseville

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