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Nucléaire : Hulot abandonne l'objectif de 50% en 2025, en s'appuyant sur les scénarios de RTE

Nucléaire : Hulot abandonne l'objectif de 50% en 2025, en s'appuyant sur les scénarios de RTE

Dans son allocution, Nicolas Hulot a maintenu que la centrale de Fessenheim serait fermée durant le quinquennat d'Emmanuel Macron.

© Florival fr // CC

Nicolas Hulot est revenu mardi 7 novembre sur l'objectif de réduire à 50% la part de la production nucléaire d'ici 2025. Cette décision fait suite à la publication par RTE de son bilan prévisionnel le même jour. L'entreprise y détaille cinq scénarios à horizon 2025 et 2035, dans lesquels l'objectif fixé par la loi de transition énergétique en août 2015 s'accompagne d'une augmentation des émissions de CO2.

Entre nucléaire et effet de serre, son cœur balance. L’objectif était pourtant écrit noir sur blanc dans la loi de transition énergétique d’août 2015 : « Porter la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025. » Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, est revenu dessus mardi 7 novembre à la sortie du conseil des ministres, en le repoussant à plus tard car jugé « brutal et irréaliste, sauf à remettre en cause l’objectif de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. »

Cette décision fait suite à la publication par Réseau et Transport d'Electricité (RTE) le même jour de son bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande d’électricité en France. L’entreprise de transport d’électricité y définit cinq scénarios à horizon 2025 et 2035.

Dans son scénario baptisé « Ohm », RTE montre que la réduction de la production nucléaire à 50% d’ici 2025, en fermant 24 réacteurs nucléaires de 900MW, nécessiterait le maintien des centrales à charbon et l’ouverture de nouvelles centrales à gaz (+ 11 GW). Une solution qui entrainerait une augmentation des émissions de gaz à effet de serre de 22 Mt en 2016 à 42 Mt en 2025. Or, Nicolas Hulot maintient ses objectifs de fermeture des centrales à charbon d’ici 2022 et au fioul d’ici 2018.

Pour les quatre autres scénarios à horizon 2035, RTE table sur une croissance des énergies renouvelables : éolien terrestre, en mer, et photovoltaïque. L’hydraulique, quant à lui, reste stable à 26 GW. Les scénarios misent également sur une stabilisation ou une diminution de la consommation électrique, le développement du véhicule électrique et de l’autoconsommation et la fermeture de 9 à 52 réacteurs nucléaires.

Le scénario baptisé « Watt » simule la plus grosse baisse de la production nucléaire. Portée à 11% en 2035 par la fermeture de 52 réacteurs, elle serait compensée par une augmentation de la part des énergies renouvelables à 71%. Mais aussi une augmentation du nombre de centrales à gaz : +21 GW. Malgré la fermeture des centrales à charbon, un tel scénario ne s’affranchit donc pas d’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre à 32 Mt en 2035.

 
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