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Nouvel acteur dans le monde de la thermographie

Industrie et  Technologies
Chauvin-Arnoux fait son entrée sur le marché des caméras infrarouges pour la maintenance.


Grand spécialiste de la thermographie infrarouge, Flir a été le premier a proposé des caméras infrarouges dont les performances, l'ergonomie, les fonctionnalités et surtout le coût visaient clairement les applications de contrôle de maintenance. La thermographie quittait doucement le cercle fermé des experts.

Le mouvement s'accélère. Fluke, un des plus importants fabricants d'instruments de test électrique compacts, l'a depuis rejoint sur ce terrain par le rachat de la société Raytek, puis d'Infrared Solution. Les deux entreprises proposent une gamme de caméras infrarouges pour des applications de maintenance dont le premier modèle démarre à environ 6 000 euros. Les prix sont donc en chute libre. Il y a encore 18 mois, ces instruments étaient vendus le double de ce prix. Mais ne nous y trompons pas, les prix ont chuté, mais les performances et caractéristiques des détecteurs sont également moindres.

Synergys Technologies qui distribue Irisys, un fabricant anglais plus modeste, estime que de telles performances sont souvent suffisantes pour la recherche de points chauds sur des équipements mécaniques et électriques. Ces caméras peuvent remplacer avantageusement les simples pyromètres. Jean-Marc Singer, gérant de Synergys Technologies, a été l'un des premiers en 2000 à croire à un outil de diagnostique thermographique simple et bon marché. Lancée au prix de 3 700 euros, l'IRI 1011 d'Irisys disposait d'un dispositif infrarouge qui était associé un à un PDA pour la visualisation de l'image. Irisys n'a pas tardé à répondre à l'arrivée sur son marché de prédilection des caméras Ti20 de Fluke et Infracam de Flir, commercialisées à moins de 6 000 euros. Il a lancé à son tour sur le marché l'IRI 4010 (doté d'un écran contrairement à l'IR1010) au prix de 5 300 euros. L'IRI4010 se démarque par sa matrice de détection de 160x120 et d'une capacité d'enregistrement de 1 000 images sur une carte mémoire amovible au format SD Card alors que l'Infracam et la Ti20 ne peuvent mémoriser que 50 images sur une mémoire interne.


Après Flir, Fluke et Irisys, c'est désormais Chauvin-Arnoux qui s'intéresse aux applications de maintenance par thermographie Infrarouge. Le groupe français, spécialiste dans les instruments de test électriques a aussi senti qu'une demande naissait pour les applications de maintenance. Il a donc développé (ou fait développer) une gamme de caméra thermographique. Le groupe français n'est pas entré sur le marché en cassant les prix. Il a préféré proposer des caméras offrant des fonctionnalités et des performances supérieures aux modèles à 6 000 euros. Il vient donc plutôt concurrencer les modèles Ti30 de Fluke et ThermaCam de Flir. La gamme Raycam qu'il propose, composée de trois caméras, est commercialisée entre 11 000 et 18 000 euros.

Ces caméras se démarquent de leurs concurrentes par leur ergonomie. De la forme d'un pistolet, elles disposent, comme les caméras d'Impac, d'un écran couleur orientable qui permet de toujours maintenir l'objectif perpendiculairement à la cible de manière à réaliser le contrôle dans les meilleures conditions sur des équipements difficilement accessibles. Par ailleurs, une fois le clapet refermé, l'écran TFT de 2,5" est protégé contre les chocs. Dans cette configuration, la caméra se transforme en simple pyromètre. La valeur de température du point ciblé par le laser de visée est affichée sur un petit écran LCD placé sur l'autre face de l'écran couleur.

Autres points distinctifs de la gamme Raycam : un petit pare-soleil amovible pour améliorer la visibilité de l'écran en cas de forte intensité lumineuse, un adaptateur pour fixer la caméra sur un trépied photo pour une utilisation main libre, une sortie vidéo permet de connecter l'image à un magnétoscope ou à un écran extérieur.

Cette gamme de caméra est dotée d'une recherche automatique de point le plus chaud ou le plus froid qui peut être associée à une alarme sonore ou visuelle. Elle est fournie avec un logiciel d'analyse de mesures et de rapports personnalisé sous Word.

Ces caméras sont équipées d'une matrice de détecteur de 160x120 et couvrent les bandes de températures de -20 à 150°C et 150°C à 250°C (1 000°C en option). Elles enregistrent jusqu'à 1 000 images radiométriques dont les paramètres peuvent ensuite être modifiés lors de l'analyse.

Youssef Belgnaoui

Pour en savoir plus :
http://www.chauvin-arnoux.fr
http://www.fluke.fr
http://www.flir.fr
http://www.irisys.co.uk
http://www.synergys-technologies.com/
http://www.impacinfrared.fr

 

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