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Non, les robots ne piquent pas nos emplois... Ils assurent nos corvées !

Thibaut De Jaegher

Mis à jour le 01/11/2014 à 16h55

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Non, les robots ne piquent pas nos emplois... Ils assurent nos corvées !

Le développement des robots ne se fera pas en creusant le sillon de la ressemblance avec les humains.

© DR

Alors qu'une étude de Roland Berger affirme que 3 millions d'emplois pourraient disparaître en France sous les effets de l'automatisation, l'enquête réalisée par Industrie & Technologies montre plutôt que les robots s'imposent de plus en plus comme des assistants. Pour être tolérés parmi les hommes, ils ne doivent pas piquer nos jobs mais se charger de nos corvées et... prendre visage humain.

Longtemps, les robots ont symbolisé notre futur. Un futur qui n'en finissait pas de se concrétiser et qui semblait reculer au fur et à mesure que le temps passait. Vous savez, un peu comme ce soleil que nous promet la météo, durant les étés pourris, en nous assurant qu'il arrivera dans deux jours tous les deux jours ! A force, nous finissons par ne plus croire ces promesses et à regarder avec distance ceux qui nous annoncent un avenir robotisé.
Pourtant, ce futur a déjà pris corps. Comme le montre le classement des 100 robots incontournables réalisé par la rédaction d'Industrie & Technologies, ces machines qui imitent l'homme sont déjà parmi nous. Dans l'industrie, dans la logistique, dans le domaine médical, militaire, dans les labos ou à la maison, les robots sont en train de prendre toute leur place.

Non, les robots ne piquent pas nos jobs

Doit-on craindre cette montée en puissance ? Sans doute pas. Le robot d'une certaine manière libère l'homme des tâches ingrates, répétitives ou dangereuses qu'il assumait jusque-là. Le robot ne «pique» pas nos jobs comme certains le pensent mais prend en charge nos corvées, au bureau comme à l'usine, au labo comme à la maison.
 
C'est intéressant d'ailleurs de noter que les robots les plus rassurants, ceux avec qui nous sommes prêts à collaborer (co-travailler au sens latin du terme) ne sont pas ceux qui nous ressemblent le plus. Au contraire. Moins ils nous imitent plus ils nous rassurent, comme l'indique la vallée de l'étrange décrite dans notre article «Humanoïde : je t'aime, moi non plus».
 
Notre classement brise ainsi le mythe de la quête de l'humanoïde. Bien sûr, il y a encore des inventeurs qui cherchent ce graal mais la plupart des constructeurs de robots ont compris que l'empathie et l'acceptation de leur machine dans notre quotidien ne dépendaient pas d'un effet miroir. Ils savent que s'ils veulent permettre à leurs machines de se rapprocher de l'homme, il ne faut jouer l'imitation mais la collaboration.
 

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