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Prix des ingénieurs de l'Année

Ni dévissage ni relâchement

PATRICE DESMEDT
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Ni dévissage ni relâchement

© Pascal Guittet

Christophe Delcher a reçu le Prix des ingénieurs de l'année pour l'innovation.

Cette rondelle pour assemblage vissé pourrait passer pour anodine. Pourtant, l'ingénieur du Cetim de Saint-Étienne a réalisé une première, en pourvoyant une même rondelle de deux propriétés cruciales, l'antidévissage et l'antirelâchement. « C'est souvent au niveau de la liaison vissée que survient une casse, rappelle Christophe Delcher. La fixation a donc un rôle très important ». Jusqu'à présent, il existait des solutions pour éviter le desserrage, avec des rondelles crantées, striées, à ailettes..., et d'autres pour lutter contre le relâchement, avec des rondelles ressorts dites "Belleville". Mais l'association des deux n'avait jamais été réalisée.

Agé de 33 ans, Christophe Delcher est diplômé de l'École nationale d'ingénieurs de Metz (Enim). Son stage de quatrième année, réalisé au Cetim, va orienter sa carrière. « Cette expérience m'avait beaucoup plu. En sortant de l'école, j'ai profité d'une opportunité pour entrer au laboratoire d'essai dans le domaine des assemblages vissés ». Le jeune ingénieur s'y plaît.

Constituée de deux rondelles reliées par des rampes dont l'effet de came s'oppose au dévissage, sa rondelle X-Series a été conçue pour Nord-Lock, une entreprise de Saint-Priest (Rhône). Les phénomènes de relâchement y sont compensés par l'effet ressort obtenu grâce à la forme conique de la double rondelle et au type d'acier utilisé.

Nord-Lock avait sollicité le Cetim afin d'améliorer ses rondelles. Celui-ci a mis en place un groupe de travail commun et c'est Christophe Delcher qui a trouvé la solution. La demande de brevet sera d'ailleurs déposée par le Cetim à son nom. Un peu plus de deux ans de développement ont été nécessaires pour mettre au point le dispositif et les process d'usinage. Dix personnes sont impliquées au Cetim et cinq chez Nord-Lock.

Une fois la conception terminée, il fallait définir les processus de fabrication. « Sur les cames, cela se joue au micron, précise Christophe Delcher. Le produit n'est pas réalisable avec des outils de production traditionnels ». La fabrication est donc assurée par des machines d'usinage électrochimique (ECM) de précision.

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