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Newspace, aviation décarbonée, et défense du futur : le programme d’accélération Blast présente sa première cohorte de deeptechs

Alexandre Couto

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Newspace, aviation décarbonée, et défense du futur : le programme d’accélération Blast présente sa première cohorte de deeptechs

La première cohorte de l'accélérateur deeptech Blast rassemble des projets menés par des start-up et des chercheurs.

Le programme d’accélération de projets deeptech Blast a annoncé le 23 juin la composition de sa première cohorte. Ces technologies de l’aérospatial et de la Défense, parfois encore au stade de la recherche, recevront un soutien d’un consortium d’organismes pour les amener à maturité.

Porté par un consortium composé de l’incubateur Starburst, l’Onera, l’Ecole Polytechnique et la SATT Paris-Saclay, le programme d’accélération deeptech Blast a présenté le 23 juin sa première cohorte. Au total, 18 start-up en phase de financement « pre-seed » et travaux de recherche matures dans les secteurs de l’aéronautique, du spatial et de la défense (ASD) ont été sélectionnés par le jury.

Ce profil de technologies, au niveau de TRL (technology readiness level) peu élevé, répond aux attente de l’accélérateur qui souhaite repérer et accompagner les projets le plus en amont possible, comme nous l’expliquait en avril dernier Christelle Astorg-Lépine, directrice de Blast. « La France manque de start-ups dans l’aérospatial et la Défense, qui sont pourtant devenue essentielles à l’innovation », a pointé à l’occasion d’un événement de lancement François Chopard, fondateur de Starburst « Blast va nous donner les moyens de faire émerger des start-ups qui alimenteront les futurs programmes de l’ASD ». Trois grandes thématiques émergent : le développement du Newspace, la décarbonation de l’aviation, et l’utilisation des données dans les programmes de défense.

Un accompagnement sous forme de modules

Les projets deeptech retenus bénéficieront d’un accompagnement porté par chacun des partenaires du programme d’accélération. Plusieurs modules sont proposés : une formation en entreprenariat d’une durée de 7 mois sera ainsi organisée par l’Ecole Polytechnique, la SATT Paris-Saclay fournira quant à elle une formation sur la propriété intellectuelle, tandis que l’Onera apportera son expertise pour la mise en place d’essais.  

L’accompagnement se fera également au travers d’un « boot-camp » de 13 semaines, qui se conclura par une présentation auprès d’investisseurs potentiels pour une levée de fonds en « seed ».

 

Projets « Aéronautique » :

Start-up

-        Aviathor : la jeune pousse grenobloise propose des kits de propulsion électriques en rétrofit pour les avions régionaux.

-        Beyond Aerospace : L’équipe basée entre Toulouse et Paris travaille sur une propulsion hydrogène pour du transport régional

-        Caps : La start-up spécialisée dans la mobilité urbaine ambitionne de créer des capsules volantes individuelles pour se déplacer plus rapidement en ville.

Chercheurs :

-        Max Van Cauwenberghe : projet Rise, qui vise à mettre en place une plateforme de service pour développer une aviation à la demande avec des avions plus petites et plus modulables et utilisant des modes de propulsion alternatifs.

-        Armin Taghizad : chercheur à l’Onera, Armin Taghizad travaille sur un drone à motorisation hybride thermique/électrique, pouvant transporter des charges de 100 kg.

Projets « Spatial » :

Start-up :

-        HyPr Space : La start-up travaille sur une propulsion hybride liquide/solide pour les lanceurs. Une technologie qui devrait permettre de réduire significativement les coûts d’accès à l’espace.

-        Miratlas : la société travaille sur une méthode de caractérisation optique de l’atmosphère. L’objectif est de pouvoir évaluer le milieu de propagation de la lumière pour les communications optiques FSOC (free space optical communication) entre les satellites et les bases au sol.

-        Venture Orbital Système : La jeune pousse rémoise met au point un microlanceur capable de mettre en orbite des nano-satellites de 70 kg.

-        Xinétis : la société vise à mettre au point des techniques pour nettoyer l’orbite terrestre, en désorbitant les petits satellites en fin de mission.

Chercheurs :

-        Nicolas Pelletier : chercheurs de l’Onera travaillant sur le développement de capteurs pour les très hauts fluxs thermiques.

-        Sébastien Ruhlmann : Ingénieur de l’ISAE Supméca, il met au point une nouvelle génération de combinaisons spatiales plus légères et plus flexibles.

Projets « Défense »

Start-up :

-        Delfox : La start-up bordelaise développe des techniques d’apprentissage de l’intelligence artificielle par renforcement. Elle doit permettre d’apporter de l’autonomie décisionnelle à certains systèmes de défense.

-        Seaproven : la société des Pays-de-la-Loire vise à mettre en place des flottes de bateaux autonomes, qui peuvent surveiller une zone maritime au moyen de capteurs.

Chercheurs :

-        Guillaume Vaudaux-Ruth : Chercheur en deep-learning à l’Onera, il travaille sur des algorithmes de reconnaissance de mouvements et de certains paramètres physiologiques à partir de vidéos.

-        Guillaume Druart : également chercheur à l’Onera, il travaille sur des systèmes optiques pour détecter des fuites de gaz, avec des applications en défense et dans le civil.

Projets transverses (Enabling technologies)

Start-up :

-        ICE : Cette société met au point un nouveau matériau biosourcé, doté de grandes performances mécaniques et d’une propriété de dissipation des ondes de chocs. Constitué en partie de cellulose et de carbone, ce matériau est léger et peut être utilisé dans des applications aéronautiques.

-        StatInf : s’appuyant sur des travaux de l’Inria Paris, son objectif est de faciliter l’usage des processeurs à plusieurs cœurs dans les applications critiques. La start-up s’appuie sur des approches statistiques et probabilistes pour réduire les temps d’exécution des programmes.

Chercheur :

-       Nathalie Leborgne : Issue de l’école Polytechnique, Nathalie Leborgne met au point un matériau qui doit servir pour les enveloppes de dirigeables afin d'en augmenter la durée de vie.

 

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