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Moteurs électriques pour l'auto : Magnax mise sur le flux axial

Aline Nippert

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Moteurs électriques pour l'auto : Magnax mise sur le flux axial

Principe du moteur à flux axial

© Florent Robert pour I&T

La start-up belge Magnax mise sur une topologie quasi unique pour motoriser les véhicules électriques : le flux axial. Sa technologie est en passe d’être industrialisée. Un défi.

« C'est une technologie de rupture ! Nous sommes seulement quelques start-up dans le monde à développer la dernière génération de moteur à flux axial, mais notre poids dans l’écosystème automobile sera important », s’enthousiasme Daan Moreels. Le directeur commercial de Magnax reprend volontiers le mythe de l’entrepreneur autodidacte pour raconter les premiers pas de la start-up belge.

« Tout a commencé en 2015, quand Peter Leijnen travaillait sur un prototype grand format d’un générateur à flux axial… dans son garage. C’est vraiment un mécano dans l’âme ! » Pour consolider son invention, le futur Steve Jobs de la motorisation électrique a ensuite collaboré avec une équipe de l’université de Gand, qui mène des recherches sur la technologie à flux axial depuis 2008.

Une plus grande densité énergétique

Les machines à flux axial sont reconnaissables par leur architecture aplatie. « Ce moteur ressemble à un pancake, tandis que celui à flux radial s’apparente davantage à une saucisse », décrit Christophe Espanet, professeur en génie électrique à l’université de Franche-Comté et directeur scientifique de la PME Moving Magnet Technologies. Cette topologie confère aux moteurs-crêpes une densité énergétique bien supérieure à celle des moteurs à flux radial.

Ainsi, le moteur de la Tesla Model 3, à flux radial, pèse environ 46 kg (sans le boîtier) pour une puissance de 238 kW. Le dernier prototype de Magnax génère, lui, 325 kW pour un poids de 25 kg. « C’est une densité énergétique 2,5 fois plus grande ! », se réjouit Daan Moreels. Tout se joue au niveau de la direction qu’emprunte le flux magnétique. « Il circule parallèlement à l’axe de rotation du moteur dans une machine à flux axial, contrairement aux moteurs classiques où il se déplace selon un rayon qui pointe vers l’extérieur, ce qui améliore sensiblement la compacité axiale », détaille Christophe Espanet.

Hirschvogel Automotive comme investisseur et partenaire

En moins de six ans, Magnax s’est bien développé. « La start-up compte 30 salariés, dont 70 % en R & D », précise Daan Moreels. Elle est sur le point d’entrer dans la phase de commercialisation de son produit, qu’elle destine, pour commencer, aux applications d’électromobilité de niche (voitures de sport, camions et bus, motos…). « Nous passerons ensuite à des marchés de gros volumes, comme les voitures à batterie », poursuit le directeur commercial.

Magnax peut s’appuyer sur une levée de fonds de 16 millions d’euros menée en décembre 2020 par Hirschvogel Automotive. Avec un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros en 2019 et neuf sites de production dans le monde, cet équipementier automobile allemand ne sera pas qu’un investisseur, il produira les moteurs à flux axial de la start-up belge. Ce qui est loin d’être une mince affaire ! « Cette technologie[…]

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