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Mondial 2014 : à chacun son algorithme pour prédire le vainqueur

Mondial 2014 : à chacun son algorithme pour prédire le vainqueur

Les simulations détiennent-elles le nom du futur vainqueur ?

© DR : guineelibre.com

Le calcul numérique aura-t-il même raison des pronostics de comptoirs ? Pour le Mondial de football, les algorithmes se sont invités à la place des spécialistes pour prédire les chances de chacune des équipes de l’emporter.

Après Paul Le Poulpe, place aux mathématiques pour prédire les chances de chacune des équipes du Mondial de Football d’emporter la coupe. La banque d’investissement Goldman Sachs, le cabinet de conseil Actuaris, ou encore Nate Silver, le statiticien Américain mondialement connu pour avoir prédit la victoire de Barack Obama en 2012, y sont tous allés de leurs calculs pour avancer le résultat de la coupe du monde 2014.

Si les algorithmes sont censés être objectifs, les résultats sont pourtant bien différents  d’un calcul à l’autre. Tout dépend en fait des données d'entrée que l’on prend en compte, ainsi que du nombre et de la qualité des simulations effectuées à partir de ces données. Quelles que soient les données d'entrées utilisées, deux caractéristiques liées aux possibilités nouvelles qu'offre le calcul numérique se dégagent en effet des différents pronostics numériques. D'une part, l'utilisation du Big Data, ou autrement dit la compilation d'un grand nombre de données, pour attribuer à chacune des équipes nationales des caractéristiques - liées directement aux caractéristiques des joueurs. D'autre part l'utilisation de la simulation numérique. Chaque affrontement est simulé. La conclusion de la simulation dépend alors, non seulement du choix des données d'entrée, mais aussi de la manière de les combiner entre elles, autrement dit des équations mises en jeu.

L’éditeur Electronic Arts a ainsi utilisé les algorithmes de son jeu FIFA, pour prédire que ce sera l’Allemagne qui sera sacrée. Mais selon lui, la France devait plier face au Nigéria (0-1), un résultat qui s’est finalement révélé faux. Goldman Sachs a quant à elle misé sur la collecte des données historiques. La banque a utilisé les résultats des sélections depuis 1960 pour donner le Brésil comme vainqueur. Pour pronostiquer également une victoire du Brésil, Nate Silver a quant à lui multiplié les simulations : plus de 10 000, basées sur les performances individuelles des joueurs et les résultats des équipes nationales, qui lui permettent d’attribuer à chacun des participants un pourcentage de chances de soulever le trophée. Si le Brésil se voit attribuer 45 % de chances de l’emporter, la France n’a selon ces calculs que 4% de chances de remporter le titre.

Si l’Allemagne et le Brésil sont encore effectivement de potentiels vainqueurs, l’Observatoire du Football doit déjà se déclarer hors-jeu. L’organisme du Centre international d’études du sport (CIES) avait prédit à la demande du journal Le Monde que ce serait à nouveau l’Espagne qui gagnerait le mondial, face aux Brésiliens. Un résultat déjà caduque, les Espagnols ayant été éliminés avant d’avoir atteint les huitièmes de finale. Le CIES avait calculé le potentiel de chacune des équipes en se basant sur « les trajectoires des joueurs ayant fait partie de l’effectif des quatre derniers finalistes de la Coupe du Monde », à savoir l’Espagne, les Pays-Bas, l’Italie et la France. A partir de ces analyses, le CIES avait identifié plusieurs facteurs déterminants pour évaluer les chances de chaque équipe en fonction des joueurs sélectionnés.

 

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