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Mission spatiale Proxima : Ce que va faire Thomas Pesquet dans l’ISS

Guillaume Lecompte-Boinet

Mis à jour le 21/11/2016 à 10h37

Mission spatiale Proxima : Ce que va faire Thomas Pesquet dans l’ISS

Thomas Pesquet (à droite), avec Peggy Whitson et Oleg Novitskiy

© GCTC

Thomas Pesquet est bien arrivé à la Station spatiale internationale (ISS). Il y passera six mois pour réaliser plusieurs dizaines d’expériences médicales et scientifiques. L’astronaute français, missionné par l’Agence spatiale européenne (ESA), avait détaillé les grandes lignes de sa mission lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE).

Thomas Pesquet, et ses deux autres compagnons de vol, l’astronaute américaine Peggy Whitson (Nasa) et le russe Oleg Novitskiy (de l'agence russe RSA), se sont élancés le 17 novembre du cosmodrome de Baïkonour (Kazakstan) à bord d’un lanceur Soyouz de type MS, le dernier né des bureaux d’études du constructeur russe. Ils se sont arrimés à l’ISS, qui évolue à 400 kilomètres d’altitude 2 jours plus tards. « Il y aura forcément beaucoup d’émotion, même si je suis très préparé à ce vol », avait prédit Thomas Pesquet lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE) en septembre dernier.

L’astronaute de l’ESA s’entraîne en effet depuis sept ans, notamment au pilotage de la capsule Soyouz et aux procédures d’arrimage. « C’est finalement assez similaire à l’atterrissage d’un avion de ligne, sauf que nous allons à plus de 28 000 km/h ! », explique cet ingénieur Supearo et pilote Air France, qualifié sur Airbus.

Réaliser 50 expériences scientifiques pour l'ESA

Thomas Pesquet, dont les journées commenceront dès 6 heures du matin, aura fort à faire à bord. Pas moins d’une cinquantaine d’expériences pour l’ESA sont prévues, dont une petite vingtaine pour le compte du Centre national d’études spatiales (Cnes). Au total, les trois astronautes vont procéder à plus de 300 expériences scientifiques. L’un des points forts sera le domaine médical. Par exemple, l’astronaute français va collecter des données sur son état de santé en apesanteur pour le compte de l’Inserm et de l’Institut de médecine et des physiologies spatiales (Medes). Un échographe piloté de la Terre par des médecins sera par ailleurs testé afin d’améliorer ce type de systèmes de soins à distance. Dans le domaine de la physique, des expérimentations auront lieu sur des matériaux innovants plus résistants aux bactéries, ou sur l’étude des ballottements de fluides pour améliorer la stabilité des satellites dont les réservoirs cylindriques sont soumis à ces ballottements.

Installer des batteries lithium-ion

Cette mission sera également l’occasion de changer deux racks de batteries servant à stocker l’énergie provenant des panneaux solaires. Cela nécessitera une à deux sorties extra véhiculaires et le maniement d’un bras poly-articulé de 17 mètres. Objectif : passer de la technologie nickel-cadnium à celle du lithium-ion. Le retour de Thomas Pesquet et ses compagnons est prévu vers le 20 avril 2017.

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