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Mines Saint-Etienne se lance dans le bioélectronique

Jean-François Preveraud

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L’école d’ingénieurs ouvre un département de recherche autour de la bioélectronique organique. L’objectif est de stimuler les interactions croissantes entre les TIC et le monde de la santé.

L’Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne vient d’inaugurer un département de recherche axé sur la ‘‘bioélectronique’’, le BEL, sur son site de Gardanne. Son ambition est de constituer dès 2010, l’embryon à partir duquel se développera une bioélectronique organique de niveau mondial, autour d’une équipe internationale qui, à terme, devrait compter une vingtaine de personnes.

Dès la conception du site de Gardanne, l’axe de recherche en ‘‘électronique in vivo’’ » fut identifié comme représentant une des quatre orientations stratégiques susceptibles d’ouvrir de nouveaux champs économiques d’application au pôle microélectronique PACA.

Ce Département de bioélectronique a pour objectif de diversifier les applications et usages de l’industrie microélectronique et de stimuler les interactions croissantes qui s’établissent entre les TIC et le monde la santé. Il bénéficie d’un environnement régional extrêmement favorable grâce à la présence complémentaire du pôle de compétitivité mondial SCS et du cluster inter régional Eurobiomed.

Interfacer vivant et électronique

Sur le plan fondamental, ce département conduira des recherches en électronique organique en relation avec le monde du vivant, par l’exploration expérimentale des principes fondamentaux régissant l’interfaçage électrique des cellules vivantes avec des polymères.

Ces travaux mèneront notamment à la conception et à la réalisation de circuits électroniques exploratoires permettant de transférer de manière bidirectionnelle un signal électrique d’origine biologique entre deux neurones.

Sur le plan applicatif, ce département concevra, réalisera et expérimentera des capteurs et des microsystèmes bioélectroniques embarqués in vivo ou en contact cutané pour le monitoring et le traitement en temps réel des signaux biologiques de la personne.

A ce jour, l’équipe de recherche dirigée par le professeur George Malliaras, expert international en électronique organique, est composé de 8 personnes.

Depuis sa création en septembre 2009, le département a déjà réussi à conclure plusieurs contrats de recherche notamment avec l’Université de Lens, Cornell University, ou encore l’Hôpital Universitaire de La Timone à Marseille.

Très récemment, c’est Róisín Owens, chargée de recherche du département bioélectronique, qui s’est vue récompensée par le Conseil européen de la recherche pour son projet de développement d'un modèle in vitro pour la toxicologie, intégrant des transistors organiques électroniques et des cellules vivantes. Elle recevra en octobre prochain une bourse d’excellence (ERC Starting grant) d’un montant de 1,5M€ pour une période de 5 ans.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://inauguration.bel.emse.fr 
 

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