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Mieux respirer dans la ville : un drone-abeille se pique de purifier l’air

Mieux respirer dans la ville : un drone-abeille se pique de purifier l’air

Le système imaginé par les étudiants de la Sustainable design school of nice prend la forme d'une abeille

© sustainable school of design

Alors que Ségolène Royal a présenté mardi un plan de lutte contre la pollution de l’air, l’i-Lab d’Air Liquide encourage les idées originales pour dépolluer l’air. Le laboratoire a récompensé jeudi dernier des étudiants pour leurs idées en matière d’amélioration de la qualité de l’air. Parmi les projets, un drone abeille qui nettoie la ville.

Ségolène Royal a présenté mardi 2 juin un ensemble de mesures de lutte contre la pollution de l’air et qui devrait notamment déboucher à partir de janvier 2016 sur la mise en place de pastilles de couleur qui permettront d’identifier les véhicules les plus polluants. L’impact sanitaire de la pollution de l’air coûte chaque année 1400 milliards d’euros à l’Europe, et quelques 600 000 décès prématurés.

Pour en réduire l’impact, Air-Liquide mise sur une autre forme de politique, celle de la créativité des étudiants en matière de solutions innovantes. Dans le cadre du concours "Mieux respirer dans la ville" destiné aux étudiants en école de design, 6 solutions en matière d'amélioration de la qualité de l'air ont été récompensées par le jury, parmi lesquelles le projet B-Pure imaginé par la Sustainable Design School of Nice.

Des abeilles qui se rechargent sur les lampadaires

B-Pure est un système composé de deux éléments. Une unité centrale (beehive, ou ruche en anglais) où les "drones-abeilles" (bee-drones) sont nettoyés ou se reposent lorsqu’ils ne sont pas utilisés, et le "drone-abeille" lui-même qui nettoie l’air en volant dans la ville. L'unité centrale possède en outre un capteur pour déterminer les niveaux de pollution. Pour purifier l'air, le "drone-abeille" est composé d’un pré-filtre pour écarter les particules trop importantes en taille, puis d’un filtre au charbon actif, avant d’en arriver proprement dit au filtre à particules.

Lorsque celui-ci est plein de polluants, les drones viennent décharger leur pollution dans les "ruches" situées sur les lampadaires de la ville. Celles-ci, alimentées en électricité via les lampadaires fournissent ensuite l’énergie pour recharger les drones-abeilles. D’une envergure de 10 centimètres, le drone est heureusement équipé de détecteurs d’obstacles qui lui permettent d’éviter les accidents.

Une idée originale mais qui n’existe encore aujourd’hui que dans la tête des étudiants. Il reste à déterminer si sa concrétisation serait faisable ou même souhaitable, mais la solution présente l’avantage d’associer la technologie aux éléments naturels, tout en prenant en compte l’environnement urbain. 

 

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