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Microlight3D met au point une bio-imprimante pour favoriser la régénération tissulaire

Alexandre Couto
Microlight3D met au point une bio-imprimante pour favoriser la régénération tissulaire

Culture cellulaire sur un nid d'abeille en polymère et hydrogel

© Insitut Curie/Chimie ParisTech

Lauréate d'un financement européen, dans le cadre du projet nAngioDerm, la société grenobloise Microlight3D développera une imprimante 3D pour la création d'une matrice en biomatériaux. Son objectif : favoriser la cicatrisation de tissus cellulaires endommagés grâce à des ions bioactifs.

Microlight 3D, fabricant grenoblois de systèmes de micro impression, a annoncé le 9 septembre que le projet de médecine régénérative nAngioDerm, dont il est partenaire, a été sélectionné pour bénéficier d’un financement européen. 747 000 euros seront au total distribués par un consortium d’agences de recherches européennes, dont fait partie l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), à ce projet visant à trouver une solution de régénération cutanée dans les cas de plaies ou de brûlures ne pouvant cicatriser.

Favoriser la régénération tissulaire

Le processus devrait favoriser l’angiogénèse cutanée, c’est-à-dire le processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins à la surface de la peau, en libérant des ions bioactifs (Zn2+, Ag+, Ca2+) à partir d’une matrice en polymère biodégradable. « Les ions bioactifs vont promouvoir le recrutement et la colonisation des cellules, produiront un effet antibactérien, et déclencheront la synthèse de facteurs angiogéniques et de composants de la matrice extracellulaire, ce qui facilitera la cicatrisation de la plaie », explique la société dans un communiqué. Par ailleurs, selon le type de plaie traitée, une matrice en collagène imprimée en 3D pourra être utilisée.

Une matrice subcellulaire

Dans ce cadre, Microlight3D est chargé de mettre au point une imprimante 3D pour fabriquer les structures de support des cellules. Créée en 2016, après 15 ans de recherches et de développement à l’université de Grenoble-Alpes (UGA), la société se distingue par sa capacité à concevoir des imprimantes capables d’imprimer des biomatériaux avec une résolution subcellulaire. La société est également membre de la plateforme lyonnaise 3D Fabric of advanced biology, dédiée à la bioimpression.

Le projet nAngioDerm, piloté par l’Institut de Bio-Ingénierie de Catalogne, en collaboration avec l’université de Ionnina en Grèce, l’Hôpital Vall d’Hebron en Espagne et l’université de Grenoble, fait partie du programme européen EuroNanoMed3 qui soutient les projets multidisciplinaires dans le domaine de la médecine régénérative. Le projet nAngioDerm débutera dans le courant du mois de septembre et durera 36 mois.

 

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