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Messenger, l'homologue américain de Rosetta fête aussi ses dix ans

Julien Bergounhoux

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Messenger, l'homologue américain de Rosetta fête aussi ses dix ans

© NASA - JHU/APL

Alors que la sonde Rosetta de l'Agence spatiale européenne a fêté ses dix ans avec son entrée dans l'orbite de sa comète cible ce 6 août, retour sur une autre sonde à la mission délicate : Messenger, qui a elle aussi été lancée en 2004 avant de parcourir des milliards de kilomètres pour s'acquitter de sa mission, l'étude de la planète Mercure.

Déjà dix ans que la sonde Messenger (MErcury Surface, Space ENvironment, GEochemistry, and Ranging) a quitté la Terre. Le 3 août 2004 ce petit satellite américain a décollé pour une mission risquée : l'étude de la surface de Mercure, la planète du système solaire la plus proche du soleil. La sonde a parcouru 7,9 milliards de kilomètres (elle a fait 15 fois le tour du soleil et est passée plusieurs fois à proximité de la Terre et de Vénus) avant de rejoindre son orbite autour de Mercure en 2011.

Messenger est la deuxième sonde à observer Mercure, après Mariner 10 qui l'avait frôlée trois fois en 1974-1975. Les conditions dans lesquelles opèrent la sonde sont très difficiles à cause de la proximité avec le soleil. Elle dispose encore d'assez de carburant pour opérer 8 mois supplémentaires après les trois années déjà passées en orbite, mais les données scientifiques qu'elle a recueillies et continuera d'obtenir ont grandement contribué à la compréhension de la structure géologique et géochimique de Mercure, ainsi qu'à celle de sa génèse.

Ci-dessous, une infographie résumant les chiffres clés de la mission :

Dans cette vidéo découvrez, en accéléré (7 fois plus rapidement que dans la réalité), la surface de Mercure lors d'un passage de la sonde à une altitude variant entre 115 et 165 km :

Les relevés géochimiques de Messenger ont révélé une surface pauvre en fer, mais riche en éléments volatils comme le souffre ou le sodium. D'autres analyses ont montré que sa composition interne est très hétérogène. Ces résultats aident à cerner les raisons de la densité anormalement élevée de Mercure par rapport aux autres planètes du système solaire et éliminent certaines théories. On sait désormais que sa surface a été formée par une activité volcanique, qu'elle possède un champ électromagnétique remarquablement dynamique, et qu'il s'y trouve de l'eau sous forme de glace, protégée du soleil car située au fond des cratères d'impact, près des pôles.

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