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Médecine connectée : Après Apple, Withings lance à son tour un "kit de recherche"

Baptiste Cessieux

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Médecine connectée : Après Apple, Withings lance à son tour un

Withings vend des objets de santé connecté. Les informations sont anonymisées avant d'être utilisées par les médecins et les chercheurs.

© Jean Philippe MOULET

L’Internet des objets s’invite à l’hôpital et commence à séduire les médecins. La connectivité s’annonce comme la pierre angulaire de la médecine personnalisée et différents outils se développent pour simplifier la conception de logiciels de traitement de données. Après Apple, qui révélait en mars son ResearchKit, et Alphabet, qui travaille sur une suite d’applications nommée Study Kit, c’est au tour de Withings de présenter son  "kit de recherche". L’outil de développement récupère, anonymise et met en forme les données des objets connectés pour laisser aux médecins le travail de diagnostic et d'analyse.

Un "kit de recherche" pour les professionnels de la santé. Mais de quoi parle-t-on ?  Ce sont en fait des outils d’aide à la programmation (API) prêts à l’emploi pour les chercheurs, médecins et laborantins. Ces professionnels de santé peuvent ainsi créer plus facilement des logiciels pour récupérer et analyser des données médicales sur des milliers de patients. Ces programmes peuvent même intervenir dans le cadre du suivi d’une maladie, par exemple pour rappeler aux patients de prendre un médicament ou pour leur indiquer de consulter un médecin. Withings, qui vient tout juste de lancer son kit, n’est pas le seul à proposer ce genre d’outil à une médecine connectée en plein essor : Mychart connecte de nombreux patients américains avec leurs hôpitaux depuis plusieurs années. Apple et Alphabet (ex-Google) sont également présents dans ce secteur.

Accompagner les chercheurs dans la programmation d'outils informatiques

Toutefois, contrairement à Apple et consorts, Withings ne s'appuie pas uniquement sur le téléphone des utilisateurs, mais également sur une batterie d'objets connectés : tensiomètres, balances et autres cardiomètres apportant des informations précieuses aux particiens. Une application mobile (iOS et Android) développée par Withings permet de recueillir les informations issues des appareils développés par la marque, mais aussi d'autres objets connectés. Les données peuvent également être collectées via l'application Healthkit développée par la marque à la pomme, et in fine être récupérées par Withings.

Derrière le kit de recherche de Withings, se cache une vingtaine de personnes (ingénieurs, analystes et pharmaciens) qui accompagnent les hôpitaux et laboratoires pour aider au développement de futures applications. Cette collaboration, entre les équipes de Withings et établissements partenaires, se fait de plusieurs façons pour offrir des diagnostics à partir des données collectées. Outils de récupération et d'analyse des big data sont donc proposés aux médecins, pour qu’ils puissent suivre leurs patients en temps réel, mais aussi aux chercheurs pour les aider à travailler sur des panels toujours plus importants. L’Hôpital européen Georges Pompidou, la Société européenne d’hypertension et plusieurs universités européennes collaborent d’ores et déjà avec l’équipe de Withings.

Diagnostics, sondages mais aussi publications scientifiques

À travers ces outils d’aide à la programmation, l’entreprise propose en fait trois services différents. Pour les médecins, les API permettent de récupérer les données des différentes sources, soit directement auprès des applications soit dans l’enceinte de l’hôpital, puis de les mettre en forme. Les praticiens ont alors la possibilité de créer des alertes indiquant qu’un suivi humain est nécessaire, de rappeler les prises de médicaments ou simplement d’effectuer le suivi à distance. Le tout, étant bien évidemment soumis à l’acceptation du patient.

Les chercheurs, eux, peuvent utiliser ces mêmes API dans le cadre de sondages à grande échelle. Withings propose ainsi aux acheteurs de ses produits connectés de répondre à des questionnaires utilisés dans des études à grande échelle. La start-up aime mettre en avant une étude qui a rassemblé 20 000 personnes pour démontrer les corrélations entre métiers, temps de trajet et activité physique. Selon Withings, ce panel a l’avantage de rassembler des utilisateurs motivés et de bonne foi. De plus, les données sont collectées par un tiers de confiance, un hébergeur de santé, afin de restituer une masse de données totalement anonymes.

Depuis un peu moins de deux ans, Withings a également décidé d’exploiter cette base de données pour publier ses propres études. Un moyen d’apporter une caution scientifique à ses travaux et de présenter les possibilités offertes par la médecine connectée.

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