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[Meilleures technos de l'année] L'autonomie pied au plancher

[Meilleures technos de l'année] L'autonomie pied au plancher

© Bosch

Le véhicule autonome est le futur de la mobilité. De nombreuses entreprises, de l’industrie historique de l’automobile aux nouvelles start-up, se sont lancées dans le développement de ces bolides sans chauffeurs. Et côté technologies embarquées, l’année 2018 a plutôt été innovante !

Le gouvernement a annoncé le 14 mai 2018 sa stratégie de développement du véhicule autonome à horizon 2022. Ce dernier débute par l’autorisation du niveau 3 de délégation de conduite en 2020 et du niveau 4 en 2022. Cette stratégie est très importante pour la France : le véhicule autonome est une priorité dans la stratégie de relance industrielle. Face à une rude concurrence venant des Etats-Unis, de la Chine ou encore de Singapour, les acteurs français ne peuvent se permettre d’être en retard sur ces nouvelles technologies.

En 2018, de nombreuses entreprises ont annoncé leur nouveau véhicule autonome. Acer a par exemple intégré son système de conduite autonome sur une Luxgen S3. General Motors a présenté une quatrième version de sa voiture autonome Cruise AV à laquelle il a enlevé volant, pédale de frein et d’accélérateur. Navya a présenté sa nouvelle navette Autonom Cab. Ford un véhicule pouvant devenir une sorte de magasin ou restaurant mobile. Amazon Web Services quant à lui s’est lancé dans un véhicule autonome programmable baptisé Deep Racer destiné aux développeurs pour s’initier au reinforcement learning. Pour ne citer que ces annonces. Sans parler des nombreux essais en cours aux quatre coins du globe pour tester cette nouvelle mobilité dans toutes les situations, comme en plein hiver sur les routes enneigées de Moscou.

Des technologies de pointe !

Cet engouement s'accompagne de nombreux développements technologiques, dédiés notamment à la sûreté de ces véhicules. Du côté du hardware, le lidar de la société Luminar permettant de détecter des obstacles à 250 mètres a séduit plus d’un industriel automobile ; Toyota, Volvo et Audi.

    A lire sur le sujet : L’âge d’or du Lidar

Autre développement : les puces dédiées à l’intelligence artificielle. Elon Musk a annoncé en août dernier avoir une puce 10 fois plus rapide que celle développée par Nvidia permettant d’offrir « une autonomie complète » pour ses véhicules Tesla.

La société Sensible4 développe un logiciel permettant au véhicule de rouler sur des routes enneigées : « Avec seulement 10 % des données recueillies par les capteurs, notre algorithme est capable d’avoir une représentation exacte de l’environnement qui entoure le véhicule », a souligné Tommi Rimpiläinen, COO de Sensible4, dans un entretien accordé à nos confrères de l’Usine Digitale. Pour positionner un véhicule sur la route, la société n’utilise pas de marquage de voie mais estime la largeur de la route. Pour cela, elle utilise la fusion de différentes données provenant du véhicule : mesures inertielles, encodeur de roues, mesures d’angle, du positionnement par satellite GNSS, et mesures de distance. La technologie est testée sur une Renault Twizy qui a été équipée de différentes technologies : actionneurs (pour le contrôle du véhicule) et capteurs (lidar avant et arrière pour une couverture 360°, radars courtes et longues distances, un RTK-GPS pour le positionnement avec précision de 5 cm. Des chercheurs du MIT CSAIL ont quant à eux mis au point un système permettant aux véhicules de rouler sur des routes non cartographiées. Baptisé MapLite, celui-ci se base uniquement sur les données GPS et les capteurs du véhicule.

Vers un déploiement de la 5G

L’équipementier Bosch travaille sur une technologie de précision. Il a développé un capteur de mouvement et de position permettant aux véhicules de déterminer avec précision leur position. Il comprend un récepteur de positionnement par satellite GNSS pour déterminer sa position absolue combinés à des données de correction. Ce dernier est couplé aux capteurs de vitesse de roue, d’angle de direction, de capteur de mouvement, de centrales inertielles. En cas de perte de signal, Bosch utilise la « signature de route », un service de localisation basé sur des cartes : les capteurs et radar à bord génèrent cette signature de route en détectant les éléments immobiles sur et près des route, comme le marquage de voie, les panneaux de signalisation ou encore les glissières de sécurité. Toutes ces données sont envoyées via le cloud et sont comparées aux cartes existantes pour voir si tel ou tel élément de la route correspond à un élément de carte enregistré.

Pour que ce type de technologie fonctionne, il faudra enfin compter sur le prochain standard de télécommunication sans-fil 5G dont le déploiement devrait intervenir en France à l’horizon 2020 ! La 5G est le co-pilote en devenir des véhicules autonomes.

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