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Lufthansa se dote d’un centre dédié à la fabrication additive

Lufthansa se dote d’un centre dédié à la fabrication additive

© © Jan Brandes / Lufthansa Technik AG

La filiale maintenance de la compagnie aérienne allemande Lufthansa a ouvert, au début de l'année, un centre collaboratif dédié exclusivement à la fabrication additive. Ingénieurs de l'entreprise, mais également industriels et chercheurs y poursuivent un même but : celui de l'industrialisation des procédés d'impression 3D appliquée à l'aéronautique.

23 % par an. C’est - selon une étude publiée par le cabinet Technavio - à ce rythme moyen que devrait croître entre 2017 et 2021 le marché de la fabrication additive appliquée à l’aérospatial. Une technologie synonyme de légèreté, de rapidité, d’une plus grande liberté de conception des pièces, et qui suscite donc naturellement l’intérêt de l’ensemble des acteurs du domaine ; avionneurs, équipementiers… mais aussi de leurs clients : les compagnies aériennes. L’Allemande Lufthansa - première entreprise européenne de transport aérien en nombre de passagers - en offre une parfaite illustration avec l’ouverture, au début de l’année, de son « Additive Manufacturing Center », un centre collaboratif dédié à la fabrication additive aéronautique.

Chapeauté par la filiale maintenance du groupe, Lufthansa Technik, « le but [du centre] est d’accroître le degré de maturité des technologies et de développer des produits compatibles avec la production », explique sa directrice Aenne Koester dans un communiqué. Au centre des préoccupations des ingénieurs et de leurs partenaires industriels et institutionnels : la répétabilité, condition indispensable pour pouvoir faire appel à la fabrication additive à des fins de production, à l’échelle industrielle, de pièces détachées aéronautiques. Le centre dispose ainsi de trois dispositifs d’impression situés en des lieux différents. De quoi mettre ses procédés à l’épreuve de la reproductibilité, et obtenir « une meilleure compréhension de tous les paramètres qui influencent les performances d’une pièce produite par fabrication additive », avance le communiqué de la compagnie allemande.

Outre la fabrication de pièces détachées, c’est avant tout par un procédé de réparation qu’elle est l’une des seules de son secteur à maîtriser, que Lufthansa Technik entend se démarquer : la fusion laser sur lit de poudre. Une technique qui permet de remettre à neuf une pièce endommagée en comblant ses défauts à l’aide d’alliages (en l’occurence à base de nickel). Principaux éléments destinés à en bénéficier : les pièces moteur. « Il va sans dire qu’un tel process exige des tolérances extrêmement limitées », souligne finalement Lufthansa Technik. La précision, un impératif résolument ancré au cœur des préoccupations du tout jeune « Additive Manufacturing Center ».

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