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Lochkeed Martin emporte le contrat du siècle

Philippe Beaufils
C'est Lockheed Martin, aux dépends de Boeing, qui a été retenu par le Pentagone pour produire les quelques 3000 exemplaires de l'avion de combat JSF.
La concurrence féroce que se livraient Boeing et Lockheed Martin en vue de la fabrication du futur avion de combat Joint Strike Fighter (JSF) a pris fin. Vendredi 26 octobre 2001, le Pentagone a décidé : ce sera Lockheed Martin.

Le contrat est gigantesque : 3000 exemplaires de cet appareil "multirôles" seront produits tout au long du programme prévu pour durer une quarantaine d'années. De quoi tenir en haleine deux générations de travailleurs. 

Le montant total est tout aussi faramineux, estimé à 200 milliards de dollars. Et peut-être le double si l'on tient compte des exportations. 

La décision du Pentagone achève la phase de démonstration dans laquelle les deux avionneurs Boeing et Lockheed Martin s'affrontaient. Le premier, au travers de l'avion expérimental X-32, le second, au traver de l'avion X-35

Au terme d'une durée de quatre ans, et après avoir englouti un montant d'un milliard de dollars, chaque industriel devait prouver par un « démonstrateur » le caractère "multirôles" de l'appareil et sa capacité à inscrire l'ambitieux programme dans une enveloppe réduite. 

L'avion de combat, pierre angulaire du système de défense américain et britannique remplacera les avions A-10, AV-8, F-16 et F/A18. Il tient son qualificatif d'avion "multirôle" du fait qu'il servira les trois corps d'armées de l'US Air Force, de l'US Navy et de l'US Marine. 

Une première, compte tenu des différences d'utilisation de l'appareil par les trois corps. L'appareil à décollage et atterrissage et qui sera utilisé par l'US Air Force sera aussi celui produit dans les plus grandes quantités. L'appareil de l'US Navy nécessitera une plus grande voilure et de plus grandes surfaces de contrôle, des ailerons supplémentaires et une structure spécifique pour absorber les contraintes de décollage par catapulte et d'atterrissages assistés sur les porte-avions. Enfin, un appareil à décollage court et atterrissage vertical (STOVL) équipé d'une soufflante à cette fin, servira les besoins de l'US Marine Corps. Ces trois versions seront toutes supersoniques et furtives. 

Le but recherché est de réduire les coûts de fabrication et le constructeur affirme avoir trouver une commonalité d'équipements comprise entre 70 et 90%. 

L'équipe industrielle, constituée de Lockheed Martin, Northrop Grumman et BAE Systems rentre dans une phase initiale de développement (System design and developpment SDD)d'un montant de 25 milliards de dollars qui débouchera sur une première production de 22 appareils. 

Quatre milliards iront au motoriste Pratt & Whitney, dix-neuf à Lockheed, qui devient le premier constructeur mondial d'avions de combat. Le britannique espère récolter de cette manne 2,6 milliards pour cette phase de développement. 

Les premiers test débuteront en 2005en vue des prmières livraisons opérationnelles en 2008 . L'assemblage final se fera chez l'avionnneur dasn ses usines du Texas, à Fort Worth, et plusieurs sous-ensembles seront produits chez Northrop Grumman à El Segundo (Californie) et chez BAE Systems à Samlesbury en Angleterre.

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