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Les villes apprennent à gérer le multilangue sur leur réseaux

Les villes apprennent à gérer le multilangue sur leur réseaux

Les antennes de type LoRa fleurissent dans les villes. Fixées sur une antenne 4G (1) ou indépendantes (2), elles permettent de connecter les capteurs basse consommation (3).

La multiplication des objets communicants et la diversité des cas d’usage impliquent de nombreux protocoles de communication. Les solutions dont les villes disposent pour récupérer et décoder les données progressent.

Plus que la quantité de capteurs déployés, c’est la qualité de l’architecture réseau qui fait la force d’une smart city », soulignait Mathieu Sibieude, solution manager chez NXO France, lors du salon Smart city+smart grid, à Paris, en novembre. Derrière les nouveaux outils de détection et de mesure, la mise en place de réseaux de communication à l’échelle de la collectivité est essentielle pour remonter et agréger efficacement les informations du terrain. La tâche est loin d’être aisée : avec la massification de l’internet des objets (IoT) et la diversité des appareils, l’organisation des flux de données se complexifie rapidement. Les cas d’usage sont multiples, allant, par exemple, de la maintenance des réseaux d’eau au contrôle intelligent des feux de circulation, en passant par la mesure de la qualité de l’air. Les canaux de transmission des données sont nombreux : Wi-Fi, réseaux cellulaires, haut-débit, courant porteur en ligne (CPL), radiofréquences… S’y ajoutent les différents opérateurs avec lesquelles la collectivité doit traiter.

Adopter une stratégie globale pour faire converger les données vers les serveurs s’impose. Chaque ville intégrant des services intelligents a élaboré la sienne : création d’un réseau urbain privé (Nice, Bordeaux), location des réseaux IoT déployés par les opérateurs télécoms ou délégation à des prestataires de services qui se chargent de fournir les données. La mise en place d’un réseau privé est l’option la plus séduisante, car elle promet des coûts de fonctionnement faibles, passé l’investissement initial, ainsi qu’un contrôle complet sur le type de données collectées et l’évolution du réseau. Dans tous les cas, le principal défi consiste à gérer l’hétérogénéité des protocoles de communication associés aux différents capteurs.

Les technologies LPWAN (low power wide area network) s’imposent dans l’IoT pour couvrir une grande superficie et connecter plusieurs milliers de capteurs. Elles reposent sur des communications simples, permettant de faire transiter quelques kilobits de données sur des distances d’environ 5 à 10 km en milieu urbain. Leur principal atout : une consommation énergétique minimale qui assure aux capteurs une autonomie de plusieurs années. Actuellement, cinq solutions sont privilégiées pour déployer ces réseaux en ville : Sigfox, LoRaWAN, Wize, LTE-M et NB-IOT, son équivalent plus frugal. Les trois premières utilisent des fréquences ouvertes (868 Mhz pour Sigfox et LoRaWAN, 169 Mhz pour Wize), ce qui facilite leur déploiement à moindre coût. En revanche, le LTE-M repose sur le réseau 4G mis en place par les opérateurs télécoms. Il privilégie le débit et la faible latence, au détriment de l’autonomie énergétique des capteurs. À côté des LPWAN, un maillage Wi-Fi, en soutien du réseau de fibre optique, et l’utilisation du courant porteur en ligne (CPL) peuvent également être envisagés pour des applications réclamant davantage de bande passante.

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